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 Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]

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AuteurMessage
Valère de Nerval
Messages : 11
Disponibilités : 6/10

Feuille du perso
Race: Fer de lance
Age: 25 ans
Double/Triple compte: /
avatar
Hybride Rebelle M

MessageSujet: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Mar 21 Juil 2015 - 10:36





“Fiche d'identité”
Nom : de Nerval
Prénom : Valère. Ou peut-être pas ? Peut-être qu’il n’en a pas, ou qu’il en a plusieurs. Personne ne peut le savoir, mais vous pourrez toujours lui poser la question en sachant qu’il vous répondra le contraire.
Surnom : N’essayez pas de lui en donner un ; ce sera monsieur de Nerval ou ce ne sera rien.
Age :  Vingt-cinq ans
Sexe : Masculin
Orientation Sexuelle : Pansexuel
Statut Social (argent): Riche
Métier  : Héritier d’une grande entreprise de fabrication de bouteilles.
Race : Fer de lance
Groupe : Rebelle
Origine(s) & nationalité(s) : Françaises


“Et toi ?”
Ton surnom / puff ? Moineau
Ton avatar, c'est : Kylin Zhang de Daomu
Comment as-tu découvert le forum ? Une amie m’en a parlé ~
Tu le trouves comment ? Tu as des idées pour l'améliorer ? Quand je m’inscris quelque part, c’est que l’impression est bonne. Les idées pour l’améliorer viennent ensuite.
T'es le DC de quelqu'un ? Nape~
Tes disponibilités ? Cela dépend des périodes de l’année
Autres Si vous trouvez une fiche dont l’histoire contient des éléments similaires sur un autre forum, c’est normal, parce que c’est la mienne. J’ai décidé de la réécrire entièrement, de changer pas mal de choses et de modifier mon personnage pour le rendre plus intéressant à jouer. Au final, cette fiche-ci reste tout de même unique, et pas une phrase n’est la même que celle de l’autre.
Sinon, je sais très bien que peu de gens liront cette fiche et je m’excuse sincèrement au pauvre admin qui devra se coltiner la lecture. J’y pouvais rien, trop d’inspiration, je voulais m’arrêter mais les mots venaient et venaient encore, ils s’arrêtaient pas je le jure, c’est pas moi chef. Pardonnez-moi. ;_;

Code du règlement : validé


“Physique”
Valère s’observait attentivement dans le miroir. L’image de surface qu’il renvoyait aux autres lui avait toujours importé plus que tout ; à juste titre, puisqu’il ne valait mieux pas pour lui que les gens voient son fond. Pour commencer, il s’observa de près, vérifiant s’il ne pouvait rien faire pour que l’impression qu’il faisait soit plus positive encore. Il arrêta ses yeux sur son nez ; ce dernier était très droit, plutôt grand et plutôt fin, et son bout se trouvait relativement bas dans son visage. Sa particularité était qu’il était totalement symétrique, et qu’il était parfaitement à la moitié, parfaitement parallèle à son crâne. Il avait le bout du nez très arrondi, qui pointait légèrement ; d’après certaines personnes, cela lui donnait un air attachant. Il n’y toucha pas, et n’avait de toute manière rien à faire pour l’embellir.

Juste en-dessous, il y avait ses lèvres. Elles se trouvaient également totalement symétrique à son nez, et perpendiculaires à sa mâchoire ; elles étaient cela dit plus larges que la taille de ses narines, arrivant de chaque côté à la moitié de ses yeux. Ses lèvres étaient ourlées, sans être pulpeuses, et n’étaient ainsi ni trop épaisses ni trop fines. La supérieure était en cœur, plutôt petite, sans l’être trop. L’inférieure, quant à elle, était plus grande, formant un ovale parfait. Elles étaient finement teintées, d’une couleur pâle, qui se rapprochait de son teint en légèrement plus rosé. Lorsqu’il ouvrait la bouche, l’on constatait des dents parfaitement entretenues, car il en prenait grand soin ; mais on s’étonnait cependant de voir deux cicatrices au niveau des canines, comme si elles avaient été usées jusqu’au nerf.

En parlant de son teint, il était légèrement hâlé, mais l’on accordait cela au soleil et l’on voyait bien qu’il était naturellement très blanc. Il prenait simplement le temps de s’exposer régulièrement au soleil, afin de ne pas ressembler à un cadavre ; une autre façon pour lui de renvoyer aux autres une impression positive. Car il avait beau considérer qu’une peau à la fois blanche, parfaite et lisse, était l’un des atouts les plus magnifiques que l’on puisse avoir et ce sur n’importe qui, il prenait également en considération le fait que cela ne lui irait pas. Car ses cheveux, son visage et surtout ses yeux, contrasteraient beaucoup trop, et lui donneraient alors un air inaccessible ; or, il voulait paraître chaleureux, non pas la personne que l’on admire de loin sans oser l’approcher, mais celle que l’on va voir car elle nous semble positive, gentille et bienveillante. Et pour cela, chaque détail importait.

Pour ce qui était de ses yeux, il considérait comme très important de les mettre en valeur. Un très beau visage avec des yeux noirs était seulement beau, un beau visage avec des yeux bleus était très beau, un beau visage avec des yeux verts pomme était extrêmement beau. Le regard était un bonus, mais un bonus conséquent, qui faisait tout de même un énorme changement à l’ensemble. L’avantage qu’il avait, c’était qu’il pouvait choisir leur couleur, selon ses envies. Ses yeux naturels étaient ceux d’un reptile, dorés et fendus en deux ; ainsi, afin de se faire passer pour humain, il était forcé de porter des lentilles. Bien souvent, il optait pour un vert olive ou foncé ; ni banal ni tape à l’œil, il appréciait particulièrement ces teintes. Pour ce qui était de la forme, ils étaient en amande, remontés vers le haut ; et la couleur clair qu’il choisissait était soulignée par de longs cils noirs et des sourcils épais et en bataille, quoi qu’épilés, uniquement pour leur donner une forme propre.

Il avait hérité des cheveux noirs de jais de sa mère. L’on disait que le noir n’existait pas, et que le terme correct était brun foncé ; cependant, on ne pouvait trouver d’autre terme pour les siens, car ils l’étaient autant qu’un café sans lait. Autrefois, il les avait portés longs ; on lui avait par ailleurs toujours dit que cela lui allait très bien. Mais désormais, il les coupait régulièrement. Pour quelle raison ? Au départ, sans doute en avait-il une, importante ou non ; mais celle-là, personne ne la connaîtrait jamais. Désormais, c’était seulement car il se préférait ainsi. Il ne les coupait néanmoins pas à ras ou très court comme beaucoup d’hommes de son âge ; suivre la norme ne l’intéressait pas. Il considérait, au contraire, que c’était un manque de confiance en soi ; et que ceux qui en avaient choisissaient de porter ce qui leur allait avant ce qui leur permettrait de se fondre dans la masse. Ainsi, plusieurs mèches lui tombaient sur le visage, sur les yeux, sur les joues ; elles étaient hirsutes, ébouriffées, et paraissaient pourtant naturelles tout en encadrant son visage symétriquement.

Son visage était de forme ovale, mais sa mâchoire légèrement carrée ; son menton arrondi, ses joues pleine. Le tout était plutôt symétrique ; le nez fendait le visage en deux, la distance entre ses deux yeux était d’un œil, tout était perpendiculaire, parallèle, proportionné. Il avait une tête plutôt longue et plutôt fine, sans pour autant l’être trop ni paraître comme si il avait été étiré vers le haut tel du caoutchouc. Sa carrure pouvait paraître impressionnante pour certains, s’ils n’étaient pas géants ni culturistes ; un mètre quatre-vingt-six pour quatre-vingt kilogrammes de muscles, il prenait grand soin de lui en pratiquant régulièrement une activité physique, ce qui le rendait d’ailleurs plutôt puissant non seulement dans sa carrure mais également dans sa force brute, pouvant maîtriser la plupart des gens facilement.

Il avait une carrure courbée, un creux des reins marqué, des bras fins mais très profondément dessinés, des jambes puissantes mais longues, ce qui les rendaient délicates. Une taille marquée, un corps en V, des épaules carrées, des muscles abdominaux dessinés et creusés. Il avait passé longtemps à le développer, à le tailler, à le sculpter selon ses envies ; toujours parce que le regard des autres importait pour lui plus que n’importe quoi d’autre. Ce corps, il faisait de son mieux pour le mettre en valeur ; le plus souvent, il s’habillait en costard, car il savait que c’était là le mieux pour paraître distingué, sympathique et abordable. Mais lorsqu’il se vêtait pour lui-même, il était plus décontracté ; anoraks, vestes en cuir, jeans, joggings ; il adaptait son style vestimentaire à la situation.

Cela dit, s’il y avait bien une chose qu’il ne portait pas en fonction du regard des autres, c’était son tatouage. Il s’était pris de passion pour l’idée d’avoir sur le corps, et à jamais, une belle œuvre d’art dessinée selon ses envies, qu’il aurait choisie. Qui ferait partie de lui, de son vécu et de ce qu’il était. Sans doute son narcissisme y était-il pour quelque chose. Toujours était-il qu’il avait payé l’un des meilleurs tatoueurs pour se le faire faire, à une somme conséquente ; il n’aurait surtout pas voulu qu’il se rate, même sur le moindre détail. C’est ainsi qu’il obtient le superbe dragon asiatique, débordant de détails et de créativité, qui débordait sur ses bras à partir de son torse. Sa signification ? Peut-être en avait-il une ; peut-être pas. Si le cœur vous en disait, vous pourriez toujours lui poser la question.



“Caractère”
Beaucoup voient en Valère le parfait confident. Et à juste titre. L’hybride serpent dégage naturellement un je-ne-sais quoi qui vous met immédiatement en confiance. Peut-être son attitude, ses gestes et mots rassurants, sa capacité à taper dans le mille chaque fois qu’il vous pose des questions afin de mieux vous comprendre. Bien souvent, rassurés par sa bienveillance, ses connaissances se confient entièrement et ce bien plus rapidement qu’avec n’importe qui d’autre, comme s’ils avaient enfin trouvé la personne parfaite à qui sortir les choses. Le tout, sans jamais avoir l’impression d’être jugés ni regardés de haut ; juste écoutés et compris. Surtout compris ; car Valère semble être réellement quelqu’un de très compatissant.

Seulement, il est sans doute certes quelqu’un de très compréhensif, mais pour autant, il ne compatit pas à votre sort. La vérité, c’est qu’il vous observe. Il étudie chacun des mouvements de vos sourcils, chaque tremblement de votre lèvre, chaque geste nerveux ou automatique ; triturez une seconde vos cheveux, il en tirera une conclusion. Il est sans doute plus observateur que n’importe qui. Et ce, parce qu’il cherche en vous une faiblesse. Elle peut être n’importe quoi. Venir de votre passé, de votre vécu, de vos opinions, de votre caractère, de votre tempérament. Il fouillera votre esprit du regard, y cherchant des doutes, des questionnements, des peurs, des blessures, dont vous-même n’avez sans doute même pas conscience. Et ce, pour une raison simple : pouvoir les utiliser contre vous.

Ce que l’on peut dire d’autre à son sujet, c’est qu’il est quelqu’un de particulièrement charmant, très gentil, tout bonnement adorable. Il aura toujours une petite attention pour vous ; un cadeau, un petit compliment glissé exactement au bon moment, un massage, un plat cuisiné de sa main pour vous. Il vous flatte, il vous gâte, il vous soutient dans les moments difficiles, il vous comprend. Même ses gestes les plus anodins vous mettent du baume au cœur et vous poussent à l’apprécier ; une main posée amicalement sur votre épaule, votre paume effleurée légèrement par la sienne, un sourire chaleureux chaque fois qu’il vous aperçoit ou vous parle. Bien souvent, on le considère comme le meilleur ami qui soit, un ami qui serait toujours là pour vous et ne vous délaisserait jamais quoi qu’il arrive.

Cela dit, sa gentillesse n’est pas désintéressée. Car, s’il se comporte si bien avec vous, c’est que vous faites partie de l’une des deux premières parmi trois catégories de personnes qui existent à ses yeux : ses jouets, ses outils, et les inutiles qui servent à la décoration. Si vous faites partie de la première, alors il vous met en confiance pour mieux la briser, pour vous briser, psychologiquement ou physiquement, s’il en a l’occasion. Il se fait indispensable à vos yeux, il vous fait l’aimer plus que tout, et ce pour mieux vous poignarder et tourner douloureusement le couteau dans votre plaie. Si vous faites partie de la deuxième, alors il pense que vous pourriez lui servir à quelque chose, et devient votre meilleur ami pour mieux vous utiliser. Ce peut être n’importe quoi, mais en particulier votre fortune et vos biens, car il est incroyablement vénal.

Ce qu’on pourrait dire d’autre à son sujet, c’est qu’il est un leader né. Il dégage une certaine forme de confiance en lui, qui attire et pousse les autres à le suivre. Et ce, parce qu’il est effectivement très sûr de lui et de ses capacités ; les derniers adjectifs qui pourraient le qualifier seraient bien « timide » ou « complexé ». Par ailleurs, des complexes, il n’en a pas ; il a su s’en démettre, ou peut-être n’en a-t-il jamais eu. Ce qui est certain, c’est qu’on ne lui reste pas indifférent ; on l’aime ou on le déteste. Les gens l’envient, le jalousent d’être bien dans sa peau ; ou, dans le cas contraire, on l’admire et on l’aime, et on lui accorde toute sa confiance en sachant qu’il arrivera à tout, car rien n’est impossible à quelqu’un qui se plaît à soi, et qu’il faut d’abord s’aimer soi-même afin de pouvoir aimer les autres.

Cela dit, il y a peu de pas entre la confiance en soi et le narcissisme. Pour ce qui est de Valère, il entre dans la seconde catégorie. Seulement, il sait bien le dissimuler afin que les autres ne le trouvent pas énervant, et il n’est pas assez stupide pour vanter ses mérites, en sachant très bien que son entourage en serait plus énervé qu’autre chose et que cela le desservirait. Plus que bien dans sa peau, son esprit et son corps, il est persuadé d’être au-dessus de tout le monde. Physiquement, il se pense au-dessus de la norme, beau et attirant. Intellectuellement, il se considère tout bonnement comme l’être pensant le plus intelligent qui soit. Ses proches ne sont pour lui que des idiots naïfs, utilisables et jetables. Et s’il devait se décrire en peu de mots, sans doute utiliserait-il le terme de dieu ; car pour lui, il est un être mille fois supérieur jeté dans une foule d’insectes grouillants.

On peut cependant dire qu’il sait ce qu’il veut, et qu’il obtient pratiquement à chaque fois ce dont il a envie. Lorsqu’il se met un projet en tête, il ne l’abandonne jamais et met tout en œuvre pour y parvenir, donne de sa personne entière et y met tous les moyens. C’est quelqu’un d’extrêmement persévérant, de patient, et de réfléchi ; lorsque l’une de ses envies pourrait bien prendre des années à être mise en œuvre, alors il le fait, il utilise ce temps, et finit par y parvenir, sans jamais oublier ce qu’il voulait ni laisser tomber ne serait-ce qu’une seconde. Les personnes les plus influençables le suivront également pour cette raison, car ils sentent qu’ils peuvent se reposer sur lui, comme s’il était capable de décrocher la lune si l’envie le lui en prenait. D’ailleurs, il y a fort à parier que si c’était le cas, il tenterait de le faire, quand bien même il connaîtrait ses chances d’y parvenir.

Seulement, cela fait également de lui quelqu’un d’extrêmement jaloux et envieux. Lorsqu’il désire réellement quelque chose, que cela soit de l’argent, un bien, un statut, voire même une personne, il considère que cette chose lui appartient de droit, et que ceux qui voudraient l’empêcher de l’avoir ne mériteraient que d’être balayés. Ainsi, il met parfois en œuvre des moyens terribles pour avoir ce qu’il veut ou pour l’arracher à quelqu’un d’autre. Le vol, la séduction, la manipulation, le mensonge, voire la force. Cela dit, il est prudent et calculateur ; ainsi, il ne tentera rien tant qu’il ne sera pas certain de ne rien risquer sur aucun point, et d’être absolument intouchable. Sa jalousie et sa possessivité peuvent parfois le rendre dangereux ; tentez de lui enlever quelque chose qui lui appartient selon lui, et vous aurez peu de chances de vous en sortir indemne.

Il est également quelqu’un de très expressif. Sa grande émotivité et ses sentiments qui transparaissent en permanence sur son visage lui donnent un côté très attachant. On aurait pu penser qu’il paraissait parfois en faire un peu trop, mais ce n’était pas le cas ; il semblait toujours sincère dans ses expressions. Racontez-lui une histoire triste sur votre vie, et il aura l’air abattu comme s’il l’avait vécue avec vous et que ses souvenirs douloureux remontaient en même temps que les vôtres. Racontez-lui quelque chose d’amusant, et il se tordra littéralement de rire. Dites-lui un mot gentil, et il prendra un air bienheureux et attendri qui vous donnera envie de le serrer dans vos bras. Contrariez-le, et il aura un petit froncement de sourcils dans les cas les plus bénins ; un visage effrayant et déformé par la haine dans les cas les plus grave.

Seulement, en vérité, il ne ressent extrêmement peu d’émotions ; il en est psychiquement incapable. Cette apparente émotivité n’est qu’un masque dont il se sert pour renvoyer une image positive de lui aux autres, par pure et simple manipulation. Premièrement, jamais d’amour ni d’affection ; il lui est impossible d’en ressentir, même la moindre. Pour lui, vous êtes utilisable ou vous ne l’êtes pas, mais ce qu’il ressent à votre égard n’ira jamais plus loin. Deuxièmement, jamais de peur. Il sait la simuler sans problème, lorsqu’il ne veut pas être remarqué, mais il ne la ressent pas, même dans les situations les plus terrifiantes où la plupart cèderaient à la panique. Et surtout, jamais de remords ni de culpabilité. Il sait parfaitement que ce qu’il fait et la manière dont il se comporte sont inacceptables, mais il ne se remet jamais en question, et cherche plutôt les façons de ne pas être pris. Au contraire, même, il éprouve une jouissance malsaine à transgresser les règles et voir les autres souffrir.

En ce qui concerne ladite jouissance, il éprouve un plaisir de l’ordre du sexuel à réduire l’autre à l’état d’objet, à le voir souffrir. Il aime sentir qu’il a un contrôle total sur un autre être pensant au point que cette seule pensée pourrait l’amener à l’orgasme. Il a néanmoins très peu de vraies relations, bien que sa sexualité soit terriblement déviante ; généralement, il les a lorsqu’il s’est lassé de ses petits jeux d’humiliation physique et psychologique, et qu’il a envie de passer à un niveau supérieur. Cela dit, lorsqu’il perd le contrôle de quelqu’un ou celui des évènements, il peut devenir impulsif, imprévisible et extrêmement violent ; en un mot, dangereux. Car parmi les émotions qu’il peut ressentir, en plus du plaisir, il y a également la colère. Colère qu’il ne ressent pas souvent, mais qui nécessite une fuite immédiate dans le cas contraire. Cela dit, cela, il ne le sait pas lui-même ; car le contrôle sur sa vie, sur ses proches et les évènements, il ne l’a jamais perdu jusqu’à aujourd’hui.

En résumé, l’hybride serpent peut bien paraître la plus belle, rayonnante, et enviable personne qui soit, il n’en reste pas moins manipulateur, cruel, antipathique et avant tout dangereux. Que les utopistes qui s’imaginent qu’il y a du positif dans chaque personne et que tout le monde a un bon fond passent leur chemin, car c’est absolument faux. Il n’y a pas le moindre bon en Valère. Il est la pure et simple antithèse de la bonté et de la gentillesse. Si vous le rencontrez, ne cherchez pas à le connaître, en vous imaginant vous en faire un ami, car vous ne le pouvez pas ; et vous feriez mieux de courir, de tenter de vous cacher le plus loin possible et de ne jamais le recroiser. Car dans le cas contraire, vous finiriez trahi, brisé, utilisé à des fins plus ou moins affreuses, terrifiantes, écœurantes ; et lui ne ressentirait pas le moindre remord, au contraire, il vous narguerait d’un sourire victorieux.


“Raconte nous ton histoire ! ”
« Je veux un enfant. »

Monsieur de Nerval soupira une fois encore face au caprice de sa femme, ramenant ce sujet encore et encore sur le tapis, tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes, toutes les secondes. Allongé dos à elle, il caressait sa croupe courbée comme pour la supplier tandis qu’elle restait prostrée, fermée à toute avance. Jamais il n’avait pu lui refuser le moindre cadeau ; chaque fois elle le faisait chanter, refusant d’offrir ses jolis atouts aux envies naturelles que son mari avait encore à son âge avancé. Ses sourcils dessinés au crayon se fronçaient de façon contrariée, ses cheveux blonds décolorés lui tombaient autour du visage, elle mordait sa lèvre inférieure refaite et croisait ses bras comme pour fermer son corps à double tour.

Elle avait vingt-deux ans, il en avait quarante-quatre de plus ; bien souvent, on les prenait pour père et fille, avec plus de justesse que l’on aurait pu le penser. Elle était envers lui une enfant capricieuse, harcelant son géniteur à coup de supplications et de menaces pour obtenir le joli poupon entreposé dans la vitrine d’un magasin de jouets. L’homme soupira, ramenant ce qu’il restait de ses cheveux grisâtres détruits par la calvitie vers l’arrière, alors qu’il essuyait de sa main veineuse son front fripé comme un vieux linge. Il n’avait jamais su résister à sa femme, peu importe l’extravagance de ses caprices réguliers, et c’était à peine s’il n’était pas sur le point de lui accorder son envie de jouer à la maman, ne serait-ce que pour pouvoir enfin la toucher.

De Nerval était stérile depuis toujours. Jusque-là, cela ne lui avait pas posé le moindre problème, et au contraire retiré la crainte d’engrosser ses nombreuses femmes ; mais désormais, il se trouvait face à un souci d’une toute autre ampleur. Son épouse voulait l’insémination artificielle, voulait l’amener, lui, à s’occuper d’un chiard qui n’était même pas le sien, ou tout du moins à la laisser le faire. Il soupira, pesant le pour et le contre. Quelque part, il lui fallait bien un héritier pour sa gigantesque fortune et sa grande demeure ; peut-être était-ce là une solution viable, et il n’en aurait pas autrement. Cela dit, il avait les enfants en horreur, et sans doute devrait-il payer des précepteurs lorsque sa femme se serait lassée. Il finit par se résigner.

« Très bien. Tu l’auras, ton enfant. »

La jeune femme, de son nom Anna, chercha à se faire inséminer dès le lendemain. Elle plaçait la beauté physique de son rejeton en priorité, autant que la sienne. Elle eût d’ailleurs été naturellement très jolie, si elle n’avait pas autant cherché à l’être, si elle ne s’était refait ni les joues ni la poitrine ni les lèvres, si elle ne s’était pas teint ses cheveux noirs et qu’elle ne plaçait pas tant d’artifices sur son visage. Ainsi, elle fit des annonces, proposant des prix exorbitants, sélectionna les hommes et en élimina plusieurs sur le critère de leur beauté, et de celle de leur famille et de leurs parents. Elle fit un véritable tri parmi les patrimoines génétiques, le tout pour finir par craquer sur un homme à l’air angélique, et à le choisir lui sur un coup de tête sans même vérifier si sa famille était d’une beauté viable.

Elle se fit alors mettre enceinte, et le jeune homme, aussitôt la somme promise touchée, disparut sans qu’on ne le revoie jamais. Sa grossesse se passa sans encombre, les nombreuses photos qu’elle postait sur les réseaux sociaux prouvant plus ou moins sa bonne santé physique. On découvrit bientôt qu’elle avait des jumeaux, ou plutôt de faux jumeaux. Si elle était doublement heureuse, son mari l’était désormais de moitié moins qu’avant, et ne voyait que sa perte d’argent multipliée par deux. Neuf mois plus tard, le grand jour. Elle semblait rayonner de bonheur malgré la douleur intense de l’accouchement, obtenant finalement ce qu’elle avait voulu depuis maintenant une dizaine de mois. Le fruit de la décision à laquelle elle avait si mûrement réfléchi, pendant si longtemps, deux semaines au moins.

Le premier petit bébé naquit après plusieurs heures de travail. Il était rouge, fripé et hurlant, prouvant ainsi sa bonne santé. Quelques minutes plus tard, ce fut le tour du second. Et ce second-ci fit paniquer toute l’équipe de l’hôpital. Le père attendait en-dehors de la salle, et la mère dormait, essoufflée et vidée de son énergie. Ainsi, ils ne purent immédiatement se rendre compte de l’immensité de la bêtise qu’ils avaient commise. Les deux jumeaux, ou plutôt faux jumeaux, furent déposés côté à côte ; ils se tinrent la main visiblement sans s’en rendre compte, les yeux toujours scellés, comme s’ils savaient déjà que c’était la seule et dernière fois qu’ils pourraient le faire.

Lorsque la mère, pleine de joie, eut fini de se reposer et alla trouver ses deux beaux rejetons, elle s’extasia d’abord devant le premier ; mais lorsqu’elle vit mieux le deuxième, elle eut une réaction progressive. D’abord, le déni. Elle le fixa sans mot dire, le bouche entrouverte, se demandant si ce qu’elle voyait était réel. Ensuite, la détresse. Elle faillit hurler, plaquant une main sur sa bouche au dernier moment, tremblant de tous ses membres. Puis elle dut s’asseoir, ayant manqué de défaillir ; et elle attendit son mari comme un condamné attend que la hache du bourreau s’abatte sur sa nuque. Elle n’osait le toucher, cet enfant qu’elle avait pourtant attendu si longtemps, ayant le sentiment terrible qu’il avait eu beau sortir de ses entrailles, il n’était pas le sien.


Le père, lorsqu’il vit « son » fils à son tour, eut la réaction que la jeune femme craignait. Horreur, dégoût, colère, hurlements. Il voulut gifler son épouse pour sa bêtise, mais se contenta de s’asseoir et de prendre de grandes inspirations, le regard perdu entre une expression grave et horrifiée. Il ne voulait y croire : ses héritiers étaient là, et pourtant ils ne pouvaient l’être. Il les détailla longuement. Le premier n’avait aucune tare ; il semblait en bonne santé, de taille et de poids moyen, parfait à première vue, autant qu’un nourrisson pouvait l’être. Le second, quant à lui, était semblable à son jumeau en tout point ; en forme, en bonne santé, parfait. Seulement, un détail détruisait le tableau entier. Un détail qui ne changeait pas ce qu’il avait, mais ce qu’il était. Un détail qui déciderait du déroulement de toute sa vie.

Des canines pointues. Et des pupilles fendues.

« Elle s’est fait engrosser par un hybride. Je ne le crois pas ; elle s’est fait engrosser par un foutu hybride », s’énervait-il, grave et colérique, pendant que la jeune femme pleurait toutes les larmes de son corps.

« Mais », parvient-elle à glisser entre deux sanglots, « l’un des deux a l’air humain. Nous n’avons qu’à le garder seulement lui, et confier l’autre à des dresseurs…

- Il a quand même des gênes d’hybride ! Si ça se trouve, ses gosses seront des serpents comme l’autre… et qu’est-ce que les gens diront, en apprenant que ma femme a été assez conne pour se faire mettre en cloque par un animal, lequel s’est bien foutu d’elle en lui taxant son argent ? Je n’y crois pas ! »

Il fut difficile de prendre une décision. Finalement, comme suggéré par Anna, ils décidèrent de garder celui qui semblait humain, et de l’appeler Valère sur un caprice de la jeune femme, qui se souciait peu de l’acceptation sociale de son fils avec un tel prénom. Ils l’élevèrent avec soin, du moins jusqu’à-ce que la jeune femme en ait assez et décide d’engager un précepteur. L’autre, ils le confièrent à des dresseurs, et ne prirent pas la peine de lui donner un nom. Ils firent en sorte que le secret de son existence reste bien gardé. Officiellement, le second nourrisson était mort en couche, et ce fut-là la version qu’ils racontèrent à tous. Personne ne se demanda si cela était vrai ou non, et personne ne s’en soucia réellement.

Le petit hybride, appelé vulgairement par le chiffre 234, observait attentivement, du haut de ses cinq ans. Toute sa vie, il l’avait passé dans un enclos collectif pour les plus jeunes ; désormais, il commençait son dressage, les humains ayant décidé que cet âge-là était le plus propice. Il était impassible ; avant de réagir, il regardait. Les dresseurs faisaient en sorte de briser leur volonté ; et si ceux qui comme lui avaient passé toute leur vie dans le centre obéissaient facilement, d’autres, capturés plus tard, résistaient parfois. Ceux-là subissaient, et servaient d’exemple pour les autres, avec des punitions parfois physiques, mais surtout psychologiques. Ces dernières, pour beaucoup, étaient les plus insoutenables ; et c’est pour cela que le centre s’était fait de cette méthode une spécialité.

Aujourd’hui, un hybride, qui devait avoir la vingtaine, servait d’exemple pour eux. Il semblait qu’il avait dit qu’un jour, ils seraient libérés, et que les humains subiraient, à voix basse dans sa petite cellule. Ce qu’il ne savait pas, c’était que tout était en permanence filmé et sur écoute. Le petit 234 appréciait ce genre de spectacles ; il s’amusait souvent de la stupidité des rebelles, avec leur finesse de parpaing, et de se dire qu’ils auraient pu s’en sortir s’ils avaient mis leur fierté de côté. Et cela lui permettait d’observer les humains ; ce qui causait leur colère, leur contentement, ce qui leur faisait plaisir et ce qu’ils avaient en horreur. Autant que d’observer les hybrides, leur orgueil, leur volonté, et comment ces derniers s’effritaient lentement au fil des jours pour ne laisser place qu’à des poupées dociles.

« Sais-tu ce qu’on fait aux chiens lorsqu’ils n’obéissent pas ? » demandait le dresseur à l’hybride canin, alors qu’il faisait les cent pas cravache à la main.

« On… les punit… » Tenta pathétiquement le jeune homme tremblant, ce qui ne lui valut qu’un coup de pied dans la mâchoire.

« Shht, les chiens ne parlent pas. Ils aboient. Allez, aboie ! » Un aboiement plaintif retentit dans la salle. « Très bien ; à présent déshabille-toi. Les chiens ne portent pas de vêtements. » Il le fit encore, sous les regards tantôt terrifiés, tantôt impassible des autres hybrides. Rouge de gêne, il voulut se cacher à l’aide de ses mains, ce qui ne lui valut qu’un coup de cravache ; il se résigna donc à se laisser exposé à la vue de tous. « Bien, à présent, lèche le sol. » hésitant, il finit par s’exécuter, passant longuement sa langue sur les dalles crasseuses. « Mes chaussures, maintenant. »

234 avait choisi cet hybride comme sujet d’observation. D’abord, il avait commencé par revendiquer sa liberté, il crachait même au visage des dresseurs, refusant toute autorité ; désormais, il dénonçait ceux qui parlaient de liberté, il faisait tout ce qu’on lui disait et prétendait que les humains étaient des êtres supérieurs. Au fil du temps, il avait été modelé selon la vision des choses des hommes qui le possédaient ; un peu comme si au fond, la réalité était très relative. Le petit hybride de cinq ans, de son côté, voyait tout cela avec une certaine distance ; et si les êtres humains étaient effectivement supérieurs, il fallait simplement trouver moyen de se déroger à leur autorité sans pour autant qu’ils s’en doutent.

Malgré la propagande pro-esclavage qui se répandait dans ce centre, et les dresseurs qui condamnaient toute forme de pensée contestataire, les hybrides qui n’y étaient pas entièrement incultes. Au contraire. Ce centre était un centre de luxe, et on s’y targuait d’y former des hybrides instruits, qui pourraient faire bonne figure lors de réceptions mondaines. Après tout, quand bien même de Nerval ne voulait pas de son fils, sa richesse le poussait à ne connaître que les meilleures adresses. On ne leur apprenait que la vie de tous les jours et les courants de pensées qui n’allaient pas contre la suprématie humaine, certes, mais on les instruisait suffisamment pour qu’ils le soient sans doute plus que certains enfants humains.

C’est à seulement cinq ans que 234, pendant que ses congénères faisaient de leur mieux pour apprendre à devenir les meilleurs esclaves possibles alors qu’ils étaient persuadés que cela était dans l’ordre des choses, cherchait un moyen pour inverser la tendance. Pas en général, car il se savait bien trop insignifiant pour y parvenir ; mais de l’inverser pour lui. Il existait en ce monde des êtres qui choisissaient leur vie, qui habitaient dans de beaux palaces ou de charmantes maisons, et qui étaient servis par les hybrides ; lui était né du mauvais côté de la barrière, mais il était certain qu’il pourrait le changer s’il trouvait un moyen. Il fallait qu’il prépare le terrain, pour quand l’opportunité se présenterait, un jour ou un autre.

Pour le moment, il apprenait quoi dire aux dresseurs. Il étudiait chaque mouvement de leurs sourcils, chaque tremblement de leur lèvre, pour savoir ce qui leur faisait plaisir, ce qui les convainquait. Il apprenait comment avoir l’air honnête, comment faire croire qu’il pensait ce qu’il disait, comment parler avec aplomb, que dire pour être apprécié d’eux. Il n’hésita pas à dénoncer certains de ses congénères qui avaient dit du mal de la suprématie humaine, si bien que très vite, il se fit la réputation du petit hybride le plus docile et le plus prometteur. Il étudiait assidûment ses leçons, obéissait sans la moindre question et était détesté de tout sauvage à peine arrivé, un peu comme tous les enfants de son âge qui avaient passé leur vie ici, à la différence qu’eux le faisaient en toute sincérité. Il lisait le plus possible les livres que les hommes laissaient à disposition, même ceux qui ne lui serviraient sans doute pas, car toute connaissance était bonne à prendre.

Il atteint bientôt ses quinze ans. Dans la cellule qui se trouvait à côté de la sienne, on plaça une jeune hybride tigresse de son âge. Son nom était Saa-Dath. Elle était une furie, griffait lorsqu’on l’approchait, hurlait, tentait d’user les barreaux de sa cage avec ses dents. Très vite, on l’abandonna à son sort, lui envoyant de temps en temps des décharges électriques pour qu’elle cesse de hurler. Bien entendu, elle prit 234 en aversion ; il était tout ce qu’elle détestait au monde, la docilité et la soumission, la collaboration avec leurs geôliers. Le jeune hybride serpent, quant à lui, souriait plus qu’autre chose face à la stupidité de cette fille ; à s’user les poumons ainsi, elle ne faisait que se fatiguer, et elle ne parviendrait à rien si ce n’était finir piquée. Comme tous les autres, elle n’avait aucune subtilité, n’était pas plus intéressante que les tâches du plafond jauni de la salle.

Cela dit, il se dit que d’avoir une alliée l’aiderait peut-être à se tirer de cette prison d’une manière ou d’une autre, et il tenta de s’en rapprocher. S’approchant des barreaux qui les séparaient, ni trop loin ni assez proche pour se prendre un coup de griffe, il engagea la conversation par un simple « bonjour », à quoi la jeune fille répondit par un crachat, celui d’un chat acculé. Il soupira d’abord, mais se rappela qu’il ne pouvait de toute manière pas parler. Comme la salle était sous écoute, il utilisa la confiance totale qu’on lui accordait, et sur une page d’un livre propagandiste qu’on lui avait laissé, il écrivit simplement « rayon vingt-trois morse » en majuscules. Puis, il tendit celui-ci vers sa voisine ; elle ne comprit pas tout de suite le message qu’il voulait lui transmettre, mais finit par le faire lorsque, quelques semaines plus tard, elle trouva un livre sur l’apprentissage de l’alphabet morse dans le rayon vingt-trois de la bibliothèque.

Elle comprit alors pourquoi depuis ce jour, le jeune 234 tapotait le mur, tous les jours à la même heure, en la regardant. C’était évident, désormais ; il tentait de lui parler, en utilisant un langage codé. D’abord, elle ne voulut pas y prêter attention ; mais à mesure que les jours passaient, la curiosité de la jeune Saa-Dath se fit de plus en plus forte, pour finir par être insoutenable. Elle emprunta donc ce livre que les dresseurs leur laissait à disposition, afin de commencer l’apprentissage du code morse, et de comprendre enfin le message que 234 lui adressait chaque jour. Il lui fallut quelques mois pour enfin comprendre : « je suis de ton côté ».

A compter de ce jour, ils discutèrent relativement souvent, assis sur le sol, regardant ailleurs en faisant semblant de tuer le temps en tapotant le sol des doigts. « Et toi, comment tu as été capturé ? » demandait Saa-Dath, un jour alors qu’ils papotaient sans but ni fond.

« J’ai toujours vécu ici, on m’a dit que j’y étais né, mais je ne sais pas qui sont mes parents », répondit-il.

« C’est triste, mais j’aimerais que ce soit mon cas. Moi, je ne me rappelle plus de mes parents. C’est mon clan hybride qui m’a élevé, mais dans le fond, j’étais toute seule. J’ai dû m’occuper moi-même de mon frère, Leh-Tian. Enfin, ce n’était pas mon frère, mais je le considérais comme tel. Parfois, en échange de nourriture pour lui et moi, j’allais chez certains hommes du camp, et je… enfin. Mon petit frère. Il avait six ans de moins que moi. Il est mort. Nous étions poursuivis par des humains, il s’est jeté sur l’un d’entre eux toutes griffes dehors afin que je puisse m’enfuir, et il s’est fait planter.

- C’est horrible, ils n’ont aucun droit de faire ça », lui répondit-il, avec une expression faciale qui imitait parfaitement la pitié et l’horreur.

« Tout de même, deux-cent trente-quatre, cela m’étonne que tu penses comme cela quand tu es avec moi. Tu es le premier à te soumettre, face aux dresseurs.

- C’est parce que je suis faible, tu sais, Saa-Dath. Je te l’ai dit. J’ai peur de la douleur, mais je ne pense pas ce que je dis.

- J’ai horreur des gens faibles, et tu le sais. » Elle tremblait légèrement, ce qui fit sourire 234, un sourire discret et en coin.

« Je n’y peux rien.

- Au fait, je me rends compte de quelque chose d’incroyable ; en un an, tu ne m’as jamais dit ton nom, et je ne te l’ai jamais demandé. Je t’ai toujours appelé deux-cent trente-quatre.

- Je m’appelle deux-cent trente-quatre.

- Ce n’est pas un nom ; c’est un nombre. Moi, ils ont voulu m’appeler quatre-cent quarante, mais mon nom est Saa-Dath. Ton vrai nom, c’est quoi ?

- Je n’en ai pas. Ils m’ont dit que mon futur maître m’en donnerait un.

- Ce n’est pas à tes maîtres de choisir ton nom ; c’est à ta famille. Moi, je suis ta famille, donc je peux. A compter d’aujourd’hui, tu t’appelleras… Dah-Leth. Cela te va bien.

- … D’accord, Saa-Dath. Merci. »

Il adopta ce nom rapidement, et les dresseurs eux-mêmes ne virent pas d’objection à ce qu’il l’utilise ; après tout, il était l’un des hybrides les plus dociles et les plus obéissants, alors qu’est-ce qu’une simple appellation pouvait bien changer ? Le numéro était une simple manière de leur retirer leur identité, une façon insidieuse de les briser. A leurs yeux, Dah-Leth était déjà dressé, et n’avait pas besoin qu’on le mette au pas plus qu’il ne l’était déjà. On fit donc une exception pour lui, et on lui accorda ce privilège auquel très peu d’hybrides du centre avaient droit un jour. En ce qui le concernait, il attendait toujours cette opportunité, celle qui lui permettrait enfin, une fois pour toutes, de vivre la vie d’un être humain.

Un jour, alors qu’il avait ses dix-sept ans et qu’il parlait avec Saa-Dath d’un livre qu’il avait apprécié, il reçut une visite inattendue. Un dresseur ouvrit les barreaux de sa cage ; et alors, devant lui, il apparut. La jeune tigresse resta les bras ballants et la bouche entrouverte, ne prenant même pas la peine de retirer la mèche de sa très épaisse crinière noire qui était tombée sur sa langue. Quant à lui, il eut l’air impassible, quoi qu’il fortement intéressé par le jeune homme qui se tenait devant lui. Ce jeune homme, c’était lui. Il lui ressemblait en tout point ; il semblait une copie conforme, un clone, à la seule différence qu’il était humain.

« Je t’ai enfin retrouvé… » S’émeut-il simplement.

Ce jeune homme, l’hybride serpent apprit que son nom était Valère, que c’était son frère jumeau. Que depuis qu’il avait appris son existence alors que sa mère avait abusé de la boisson, il l’avait cherché, partout et dans tous les recoins de la région. A compter de ce jour, il parla à son jumeau aussi souvent qu’il parlait à l’hybride tigresse. Ce dernier revenait chaque jour afin de prendre de ses nouvelles. Bientôt, il en résulta une promesse : lorsqu’il serait en âge de partir de la maison de ses parents, Valère adopterait Dah-Leth et Saa-Dath et les traiterait comme son égal. Ce dernier fut rempli par l’espoir et l’adrénaline : cette opportunité de devenir humain, d’être traité comme un humain, d’agir comme un humain, de vivre comme un humain, il l’avait enfin, à portée de main. Il offrit à son frère un morceau de ses vêtements, en gage d’affection, et Valère l’enroula autour de son poignet.

« Tu sais Dah-Leth », se confia un jour le jeune humain, « j’ai l’impression que tu es ma seule famille. Mon père ne m’a jamais prêté attention. Ma mère m’a dit qu’elle avait fait une erreur, en faisant un enfant. Il y avait bien mon précepteur, mais il a toujours été distant, il m’a toujours vouvoyé, et j’en ai changé tant de fois… c’est pour ça que quand j’ai appris ton existence, je t’ai cherché tout de suite. J’espérais enfin avoir une famille. Et tu me donnes vraiment cette impression. Tu es vraiment ce qui s’en rapproche le plus pour moi…

- Je ne m’en rapproche pas », répondait l’hybride, un air qu’il voulait compatissant sur le visage ; « je le suis. Je t’aime, je serai toujours là pour toi comme pour Saa-Dath.

- Merci… je t’aime, moi aussi. »

Les jours passèrent, devenant peu à peu une année. Un jour, alors que lui et Saa-Dath discutaient comme à l’accoutumée, elle plongea ses deux belles orbes dorées dans les yeux de son ami. Au lieu de tapoter le sol de ses longues griffes noires pour communiquer, elle posa sa main sur la grille, comme pour inviter l’autre hybride à faire de même. Il répondit à l’invitation. Ils n’eurent pas besoin de mots ; ils n’en avaient jamais eu besoin. A l’instant où la main de l’un se posa sur celle de l’autre, ils comprirent. Pourtant, ce qui allait sans dire allait mieux en le disant ; ainsi, l’hybride tigresse posa sa main libre sur le sol, et elle expliqua alors avec des phrases des sentiments pour lesquels les mots étaient inutiles.

« Dah-Leth, je voulais te le dire depuis longtemps. Sans toi, j’aurais déjà craqué. Je serais sans doute devenu comme ces types autour de nous, j’aurais fini par être convaincue que les humains étaient supérieurs et que je devais les servir. Si je n’avais pas eu quelqu’un pour partager mon avis, j’aurais fini par penser que c’était moi qui avait un problème… je serais devenue une poupée vide… merci, merci, tellement… » Elle tremblait et les larmes lui montaient aux yeux, rendant son message inintelligible. Réprimant un sanglot, elle finit par utiliser sa voix, pour la première fois depuis très longtemps. « Je t’aime ; je suis amoureuse de toi. » Elle reprit ensuite en morse. « Je t’en supplie, sors-moi d’ici. »

« Moi aussi je t’aime », répondit mécaniquement Dah-Leth avec sa voix, avant de reprendre à son tour avec ses doigts. « Je te le promets. On va sortir d’ici tous les deux. On va s’en sortir, je te le jure. » Un sourire soulagé et bienheureux apparut sur le visage de la tigresse. S’il le lui promettait, alors il le ferait ; il était capable de tout, et elle lui accordait toute sa confiance.

Le temps passait, toujours plus long et toujours plus cruel. Dah-Leth avait pris une nouvelle habitude ; désormais, il comptait les jours en les écrivant sous forme de bâtons sur un livre qui traînait dans un coin de la pièce. Il savait que sa nouvelle vie n’était plus qu’une question de temps ; s’il faisait les choses bien, il serait enfin humain, pourrait enfin se comporter comme eux, et il vivrait même mieux que la plupart d’entre eux, avec la grande fortune de son père et son beau manoir. Désormais, il s’agissait seulement de ne rien laisser au hasard, et de ne faire aucune erreur. Alors seulement, il obtiendrait ce qu’il avait toujours désiré. Mais un seul faux pas, et il pourrait dire adieu à tout ce à quoi il avait aspiré depuis son plus jeune âge. Il n’était pas stressé, cela dit, et même parfaitement détendu ; seulement prudent et calculateur.

Il y avait un moment désormais qu’il était en couple avec Saa-Dath. Cette dernière se désespérait de ne pouvoir le toucher, séparée de lui par de cruels barreaux froids. Patience, se disait-il quant à lui, cela viendrait bien assez tôt. Valère, de son côté, disait qu’il travaillait afin de pouvoir payer les deux hybrides, son père ne voulant pas lui prêter d’argent pour cela, et qu’il avait bientôt réuni la somme ; cela dit, il faisait également des études à l’autre bout du pays, et ne pouvait ainsi leur rendre visite. Il avait promis que dans environ deux ans, il reviendrait les voir et les acheter. Largement suffisant pour que Dah-Leth puisse préparer le terrain en attendant son retour. Et qu’il puisse enfin réaliser son rêve.

Un jour, il vint près d’un dresseur, et lui dit qu’il voulait les aider à mettre d’autres hybrides au pas. Certains parmi les plus dociles obtenaient quelquefois ce droit, en échange de privilèges et d’une vie plus facile. Dah-Leth étant largement réputé pour être le plus droit et fidèle des esclaves, il l’obtint sans problème. Néanmoins, on décida de lui assigner un sujet personnel en guise de test, afin qu’il puisse faire ses preuves. On réfléchit longuement auquel serait le plus approprié ; un homme, face à lui, pianotait sur son ordinateur, à la recherche d’un sujet facile et pas trop récalcitrant. Avant qu’il ne puisse prendre la moindre décision, le futur dresseur annonça le choix qu’il avait lui-même fait.

« Je veux dresser le sujet numéro quatre-cent quarante, qui se fait appeler Saa-Dath. » L’homme haussa un sourcil entre deux bouchées de sandwich.

« Quatre-cent quarante ? Impossible gamin. On n’a jamais vu un hybride aussi récalcitrant de toute notre carrière. Cette petite a un mental surnaturel. N’importe quel humain normalement constitué serait brisé à sa place. On dirait qu’elle est imperméable, ou je ne sais quelle connerie ; elle ne réagit pas comme une personne normale. Toutes les humiliations et punitions physiques qui existent n’auront pas suffi à la mettre au pas. Nan, petit, t’arriveras à rien avec elle. Commençons par un sujet facile plutôt, tiens, le numéro six-cent tr…

- Prenez les paris. Si j’arrive à dresser et briser quatre-cent quarante, alors, je veux que vous me traitiez comme l’un des vôtres. Je veux dormir dans une chambre, avoir libre accès au couloir et pouvoir sortir de ma cellule autant que j’en ai envie. » Une longue pause fut marquée.

« T’as du culot petit, c’est clair. Mais dans un sens, t’as toujours été hyper loyal et droit. On t’aime tous bien en plus, t’es un peu la mascotte d’ici, j’suis sûr qu’il y en a un ou deux qui seraient contents de t’avoir avec nous. Tu s’rais un peu notre hybride personnel. Alors on va dire ça : t’arrives à dresser la gamine, on te donne tout ça. Mais sois pas trop optimiste non plus. » Il n’en fallait pas plus à Dah-Leth, et son sourire avait beau paraître chaleureux, n’importe quelle personne connaissant ce qui se trouvait vraiment derrière lui l’aurait trouvé sinistre.

Il s’observa sous toutes les coutures, alors qu’il avait enfilé son uniforme de dresseur. Voilà qui changeait du vêtement affreux que devait porter chaque hybride prisonnier. On lui avait offert une salle à lui, dans laquelle il pourrait s’occuper personnellement de la tigresse. Elle était blanche, insonorisée, sans la moindre fenêtre ; pour seul ameublement, la chaise sur laquelle il était assis jambes croisées, placée au milieu de la pièce ; elle, et la lampe bancale qui pendait au plafond. L’ambiance de cette pièce était étrange ; elle aurait sans doute pu mettre mal à l’aise n’importe qui, mais pas Dah-Leth, qui se contentait de jouer avec sa cravache et de fixer son taser.

On fit entrer Saa-Dath ; dès que la porte fut entrouverte, il l’entendit hurler et reconnut sa voix. Cette fille était une furie ; dès que les humais l’approchaient, elle éructait, se débattait, tentait de mordre et de griffer. Bien souvent, elle avait été considérée comme irrécupérable, et beaucoup avaient pensé à la faire piquer. Néanmoins, et ce à la grande surprise des geôliers, elle se calma à l’instant où elle vit son Dah-Leth, assis sur une chaise au milieu de la pièce. Ils haussèrent les épaules, puis refermèrent la porte blindée, laissant le nouveau dresseur à son travail. Les deux amants restèrent plantés un moment, l’un devant l’autre, à se fixer dans le blanc des yeux, l’une debout et l’autre assis, immobile, imperturbable. Ce fut la jeune fille qui prit la parole en premier.

« Oh, Dah-Leth », dit-elle ; « j’ai encore du mal à y croire. Ces années à gagner leur confiance auront été bénéfiques, je suppose. Tu as réussi à nous emmener dans une salle insonorisée… tu es vraiment formidable. Je le savais déjà, mais tu me le rappelles chaque jour. Qu’est-ce qu’on fait, maintenant ? Tu as un plan et tu vas me l’annoncer, j’imagine ? » L’hybride, toujours assis, haussa un sourcil. Cette salle était évidemment filmée et sous écoute, et si elle continuait à déballer ses états d’âme, les humains allaient se méfier et cette petite idiote détruirait son plan. Il lui fallait agir vite. Il aurait tout aussi bien pu demander à Saa-Dath de jouer la comédie et de faire semblant de devenir docile, mais il craignait qu’elle le fasse mal ou que cela ne se déroule pas de la manière dont il l’avait prévu, d’une façon ou d’une autre. Et de toute manière, il n’avait pas grand-chose à faire de cette fille. Il se leva, et marcha vers elle ; mécaniquement, elle sourit et ouvrit les bras, comme pour l’inviter à l’enlacer.

« Je ne vois pas de quoi tu parles, pauvre folle », lui dit-il alors, suffisamment fort pour que les microphones qui les entouraient puissent parfaitement l’enregistrer. Elle eut d’abord l’air surprise, puis s’imagina qu’il agissait ainsi parce qu’ils étaient effectivement sur écoute, et elle rentra d’abord dans le jeu et cracha. Ce, jusqu’à-ce que de façon toute à fait imprévue, elle se prenne un coup de taser, et sente tous ses muscles se contracter, convulser, la brûler. Elle hurla, s’écroulant sur le sol dans un bruit sourd. L’apprenti dresseur sourit, excité par la scène, par les cris et par la douleur visible qui transparaissait sur le visage de son amante. Progressivement, elle se calma ; Dah-Leth, lui, devenait de plus en plus rouge, et sa respiration de plus en plus irrégulière.

« J’ai compris que nous étions sur écoute », dit-elle en morse ; il prit le temps de lire sa phrase, la fixant avec un sourire en coin. « Mais ce n’était pas la peine de … » elle hurla, alors qu’il lui écrasa le bras avec le pied. L’expression de Saa-Dath passa progressivement à l’horreur. « Pourq… » Il la coupa par un coup de pied dans la mâchoire, alors qu’il haletait désormais comme un charretier, un sourire malsain aux lèvres. « On m’a engagé pour te dresser, quatre-cent quarante », reprit-il ; « je vais te montrer ce qu’il en coûte de s’opposer aux êtres humains ». Le visage de la jeune fille devint livide, dans unmélange de terreur et d’incompréhension, ne sachant trop s’il jouait la comédie pour qu’ils ne se fassent pas prendre, ou s’il était réellement sérieux. Sa réponse vint bientôt, après cette horrible séance, quand il l’abandonna, tous ses membres douloureux et ses joues mouillées de larmes, dans cette salle vide et terne.

Tous les jours, il revint, lui infligeant des tortures parfois physiques, parfois psychologiques. Un matin, sans doute plus d’un mois plus tard, il en vint à cette discussion. « Hé, quatre-cent quarante. Pourquoi on existe, nous les hybrides ?

- Les humains nous ont créés pour avoir des esclaves personnels », répondait-elle entre deux halètements après un coup de taser.

- Certes. Alors pourquoi tu passes ton temps à vouloir changer les choses ?

- Peu importe pourquoi un fou quelconque nous a créés ; nous sommes des êtres pensants. Nous sommes comme eux, nous avons toutes les capacités intellectuelles. La seule chose qui nous différencie est notre physique ; nous devrions avoir les mêmes droits…

- Tt-tt-tt. Crois-tu que la vie des humains soit idyllique ? Nous, lorsque nous sortons du rôle que la société nous attribue, nous sommes certes chassés et capturés ; mais que crois-tu qu’il arrive aux humains qui le font ? Ils finissent à la rue et meurent de faim et de froid. Eux n’ont personne pour s’occuper d’eux et les remettre dans le droit chemin.

- Bien sûr, mais eux ont la liberté. Ils peuvent choisir leur vie, ils peuvent choisir de finir à la rue ou non, selon leurs décisions et leur vécu…

- Tu es folle ; la liberté n’est qu’un mirage utopiste. La vie des humains est bien plus difficile ; ils vivent constamment dans le doute et dans l’angoisse, à se demander de quoi le futur sera fait. Nous, nous sommes délivrés de ce fardeau, nous sommes privilégiés. Nous n’avons ni peur ni angoisse à avoir car notre futur est tracé, tout décidé pour nous, et nous n’avons rien à faire, aucun travail à fournir pour cela. Contrairement à eux, nous avons droit au vrai bonheur, car nous n’avons aucune chance d’être laissé pour compte et de mourir dans la rue. Et tu oses te plaindre ?

- Et qu’est-ce que tu fais des maltraitances ? Des hommes qui se croient tout permis car ils nous possèdent ?

- Crois-tu que ce soit le propre des hybrides, de tomber dans les mains de fous ? De nombreux humains ont été maltraités, frappés, battus, violés. Et tout comme les humains, les hybrides ont bien plus de chances de tomber sur un maître normal qui ne leur ferait pas le moindre mal, et de vivre une vie normale, plutôt que sur des hommes atroces ou des malades mentaux. Et si tu penses que d’être traité comme esclave est un problème en soi, sache que de nombreux humains sont proche de cette condition par leur patron, à leur travail ; mais eux ne sont pas nourris et logés à l’œil.

- Cela suffit… plusieurs de mes proches sont morts parce qu’ils ne suivaient pas les règles des humains. Auraient-ils tué des humains parce qu’ils étaient à la rue et ne travaillaient pas ?

- Les humains qui sont à la rue et ne travaillent pas meurent bien assez tôt, seuls et dans le froid. Lorsque tu n’apportes rien à la société, alors tu ne peux pas demander à la société de t’apporter quoi que ce soit. C’est aussi simple que cela. Dans le cas des hybrides, c’est seulement un peu différent ; la société ne nous laissera pas mourir, et tentera malgré tout de nous ramener vers elle plutôt que de nous abandonner. Ton frangin a tenté de tuer ceux qui venaient le sauver pour que tu puisses t’enfuir ; il est simplement mort le premier. C’est juste et cela va dans l’ordre des choses. Mais cela, je te l’ai déjà dit,  pas vrai ? Tu as visiblement du mal à l’assimiler. » Saa-Dath pleurait, désormais. Elle convulsait, tentant par tous les moyens de se retenir.

« Tu me demandes de pardonner des meurtriers… Leh-Tian avait neuf ans ! Neuf ! C’était trop tôt… s’ils nous avaient laissé vivre en paix… alors jamais il n’aurait tenté de…

- Ferme-la, petite pute inutile. C’est de ta faute si ton frère est mort. Je suis persuadé que tu étais bien planquée, pendant que ton frangin crevait en tentant de te sauver la mise. Comment ça s’est passé, alors ? T’étais là à végéter pendant qu’ils le plantaient, et il a juste eu le temps de te dire de courir ? Je parie que t’as pas fait deux mètres avant de trébucher. Alors qu’il aurait été tellement plus simple de te rendre tout de suite. Il serait en vie, ton petit frère. Ce n’est pas pour rien que tu dis détester les gens faibles, non ? C’est parce que tu l’es toi-même. T’as rien foutu pour empêcher ça, et t’as laissé un gosse de six ans de moins que toi payer de sa vie pour la tienne, tant t’es une foutue lâche. En plus, même pas capable de chercher ta propre bouffe, t’es allée jouer les toilettes publiques auprès des hommes. Bel exemple pour lui, vraiment. Tu crois que ta présence lui était bénéfique ? Tu m’écœures. » Saa-Dath pleurait désormais à chaudes larmes, des sanglots puissants secouant sa gorge torturée.

« Pourquoi tu me fais ça ? Je croyais que…

- Que je t’aimais ? Oh, allons, j’ai eu pitié de toi, c’est tout. Tu es complètement folle. Tu te rappelles, quand tu te disais que sans moi, tu aurais fini par croire que c’était toi qui avais un problème ? C’est la vérité, c’est toi qui a un problème. Tu connais la blague ? Sur l’autoroute, la radio signale un fou qui roule à contresens ; l’automobiliste dit alors : un fou, tu parles ! Il y en a des centaines ! Tu croyais sincèrement être la seule à détenir la vérité, que tout le monde était malade sauf toi ? Redescend un peu sur terre. »

Dah-Leth connaissait Saa-Dath depuis maintenant quatre ans. En quatre ans, il avait cherché progressivement où se trouvaient tous ses points faibles. Il l’avait apprise par cœur. Il savait comment semer le doute dans son esprit, comment la manipuler, comment la toucher uniquement là où cela lui faisait le plus mal. Et il le fit si bien qu’en un an seulement, elle était devenue une poupée sans vie, obéissant au moindre ordre. Elle le laissa même la violer, s’offrant docilement à son bourreau monstrueux ; et les dresseurs furent si impressionnés du changement et de l’efficacité des séances auxquelles ils avaient assisté en direct, qu’ils accordèrent à Dah-Leth tout ce qu’il avait demandé. Désormais, il avait leur confiance entière et complète, et n’avait plus qu’à l’utiliser pour se sortir enfin de cette prison.



Dernière édition par Valère de Nerval le Mar 28 Juil 2015 - 15:31, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Mar 21 Juil 2015 - 10:36


“Suite de l'histoire, qui ne rentrait pas dans le premier post”
L’hybride devait agir vite et bien. Il ne restait qu’une année avant l’échéance finale, le retour de Valère et son achat par lui. Il attendit quelques mois, dressant quelques hybrides chaque fois en les observant et en les touchant là où cela faisait mal et y prenant chaque fois un atroce plaisir malsain ; le challenge était souvent bien moins rude qu’avec sa quatre-cent quarante-quatre, mais il s’en contentait pour le moment, tant que cela lui permettait de conserver la confiance des dresseurs. Quand il ne dressait personne, il étudiait les mouvements des caméras de surveillance et leurs points morts, les plans du centre, tout ce qui lui permettrait de mener à bien ses projets. Chaque minuscule information était bonne à prendre, ainsi il se laissa quelques mois pour le faire.

Il attendit patiemment que l’un des dresseurs démissionne. Ce jour-ci, en prenant soin de se trouver dans un angle mort, il ordonna à l’un des hybrides qu’il avait dressé de déposer un faux contact, de couper quelques câbles et de verser de l’eau afin de provoquer une coupure de courant dans tout le centre. Ce dernier, qui ne connaissait rien à la technologie humaine, le fit mourut sur le coup. Il y eut une panique ; ni les caméras de surveillance, ni les microphones ne fonctionnèrent plus. Les humains se réunirent tous dans la salle d’alimentation pour constater la présence du cadavre, ainsi que le fait que les câbles étaient morts, et qu’ils devraient se passer d’électricité jusqu’à-ce que cela soit entièrement réparé. Il y eut un débat pour savoir ce qui avait bien pu pousser l’hybride à faire cela ; au final, on opta pour le suicide. Dah-Leth ne fut soupçonné que quelques secondes par une nouvelle recrue, et l’idée abandonnée immédiatement.

Toujours était-il qu’il pouvait désormais aller et venir en totale liberté, puisque plus rien ni personne ne pouvait le surveiller. Il avait également appris par cœur les rondes des gardes ; de cette façon, il put se rendre dans les archives, et falsifier plusieurs documents. Il annula la réservation de Valère à son sujet, et en écrivit une fausse, de la part d’un riche vieil homme d’une ville voisine, qui avait acheté un autre hybride que lui. Lorsque l’on constata le changement, l’on se demanda qui s’en était chargé. Puis l’on supposa, comme Dah-Leth l’avait espéré et suggéré, que la modification avait été faite par l’homme qui venait de démissionner. On ne chercha pas à le contacter pour en être certain, et de toute manière, les téléphones ne fonctionnaient plus, et personne ne s’en souciait assez pour le vérifier à l’aide de son portable et de payer l’appel.

Tout était désormais prêt, et les jours s’écoulèrent sereinement jusqu’à la date fatidique où Valère, fidèle à sa promesse, revint rendre visite à son frère. Là, il apprit avec horreur que pour une raison non expliquée, sa réservation avait été annulée ; et qu’un autre homme obtiendrait son frère à sa place, pour une somme bien plus conséquente que la sienne. Il tenta de comprendre ce changement, il dit qu’il n’avait jamais annulé quoi que ce soit. Mais l’administration ne voulut rien entendre, disant que la seule manière pour lui d’obtenir son frère à présent était de proposer une plus grande somme que celle que le vieil homme avait déjà donné. Cet argent, il ne l’avait pas ; il avait déjà passé deux années à réunir celle qui lui aurait normalement permis d’acheter Dah-Leth et Saa-Dath. Un instant, il fut désespéré, regardant son frère dans les yeux, abattu.

« Je suis désolé, Dah-Leth. Je vais trouver une solution. » L’hybride restait impassible, le fixant longuement sans détourner le regard. Puis, d’un ton calme et ferme, il reprit la parole.

« Valère, je vais te demander quelque chose. Un grand service. Tu es prêt à l’entendre ?

- Oui, bien sûr.

- Je veux que l’on s’enfuie ensemble. Je veux que, lorsqu’ils m’amèneront dans le véhicule qui devra m’emmener chez cet homme qui m’a acheté, tu montes clandestinement à l’arrière. Je trouverai moyen de créer une diversion. Puis, plus tard, je prendrai contrôle du véhicule, en maîtrisant mon conducteur à l’aide d’un taser que j’emmènerai avec moi sans qu’ils s’en rendent compte. Ils me font totalement confiance ; ils ne se douteront de rien. Avec la somme que tu as amassé pour m’acheter, nous pourrons passer la frontière et quitter la France.

- Je… n’en sais trop rien. Cela m’a l’air dangereux, et assez bancal. Je peux encore tenter de régler cela à l’amiable.

- Valère », répondit Dah-Leth d’un air grave et d’une voix autoritaire. « A l’instant où ils m’emmèneront, tu ne me verras plus jamais. Jamais. De plus, l’homme qui m’a acheté est connu de l’institut pour ses tendances pour le moins… sadiques. Ses hybrides meurent tous rapidement, ce qui fait de lui un client régulier. Dans trois ou quatre ans, ce sera terminé pour moi, et s’il ne me tue pas, il est très clair qu’il me brisera. » L’hybride mentait avec un aplomb hors normes, regardant son frère les yeux dans les yeux dans les détourner. Il ne connaissait pas cet homme, mais il considérait que d’ajouter un peu d’urgence à la situation afin que Valère accepte ne pouvait causer aucun mal à ses plans.

« Tu… tu es sûr ? Tu n’es pas en train d’exagérer ? » Begaya Valère, l’expression terrifiée, tremblant légèrement.

« Totalement.

- Mais, je…

- Valère.

- Enfin…

- Valère, je t’en supplie.

- …

- J’ai peur.

- … Je… enfin. Très bien, c’est d’accord. Je vais le faire. Je vais te sortir de là. Je ne les laisserai pas te faire de mal. Mais… et Saa-Dath ?

- Nous trouverons une solution pour elle plus tard », conclut Dah-Leth, un sourire victorieux aux lèvres.

Valère revint chaque jour prendre de ses nouvelles. Dah-Leth coupa ses cheveux longs, afin de ressembler le plus possible à son frère. Et cela fonctionna, car les seules choses qui pouvaient désormais différencier les copies conformes qu’ils étaient devenus étaient ses pupilles fendues et ses canines longues. Lorsqu’on lui demanda pourquoi il l’avait fait, il dit simplement que c’était par admiration et par envie de changer un peu d’apparence. Quelques mois plus tard, c’était le départ. Les dresseurs furent pour certains légèrement tristes de se séparer de lui, mais passèrent rapidement à autre chose. On fit entrer les hybrides dans la cour du centre, les faisant tous monter à l’arrière de camions, comme le feraient des criminels en prison.

Dah-Leth envoya un sourire à son frère, qui se cachait derrière un arbre. Il fut le dernier à monter ; et comme il l’avait ordonné à un autre des hybrides qu’il avait dressés, ce dernier se mit à courir. Les dresseurs partirent immédiatement à sa suite, ce qui laissa le temps à Valère, comme prévu, de monter comme si de rien n’était. Les hybrides pensèrent simplement qu’il était l’un des leurs, et aucun des humains ne fit attention à lui lorsqu’ils ramenèrent le ‘‘fugitif’’. Ce dernier, par peur de représailles de celui qui était considéré comme le plus cruel des dresseurs, ne dit jamais que c’était celui-ci qui lui avait ordonné de s’enfuir, et se laissa simplement fouetter en pensant qu’il aurait pu subir pire.

Très ami avec le conducteur, Dah-Leth obtint le privilège encore jamais reçu, après quelques négociations, de monter à l’avant, sur le siège passager. Le camion partit, l’appréhension monta. L’hybride serpent observait attentivement ; s’il laissait maintenant passer sa chance, elle ne se représenterait plus jamais. Il lui fallait attendre le bon moment et surtout ne pas l’abandonner en s’imaginant qu’il y en aurait un autre. Bientôt, ils durent passer par des chemins de montagne escarpés. Tous les muscles de l’hybride se tendirent ; c’était maintenant, ou alors, ce n’était jamais.

Tout se passa très rapidement. Trop rapidement. Il utilisa le taser du conducteur sur celui-ci, se détacha, ouvrit la portière, appuya de toutes ses forces sur l’accélérateur et sauta du véhicule en marche. Il atterrit lourdement sur le sol graveleux, s’écorchant un peu le bras et roulant sur quelques mètres ; mais cette légère douleur ne fut rien comparé au délice d’entendre les hurlements de ses congénères qui devenaient progressivement plus lointains alors que le camion roulait sur la façade montagneuse et tombait dans le vide, s’écrasant, se retournant, pour finir par atterrir dans un bruit plus puissant que les autres, de métal qui se tord et de verre qui se brise.

Un sourire victorieux aux lèvres, il dévala la vallée à grandes enjambées. Finalement, il avait gagné ; ou du moins, pratiquement gagné. Il lui restait quelques détails à régler. Il ouvrit difficilement la portière avant, afin de s’assurer que le conducteur était mort et ne risquerait pas d’appeler de l’aide ; c’était le cas. Il se dirigea ensuite à l’arrière, ouvrant très difficilement la porte déformée ; il y trouva un amoncellement de cadavres enfoncés dans tous les coins, et tout au fond, reconnut celui de son frère. Le prenant par-dessous les bras, il le tira lentement de là, pour aller le placer à l’avant, à la place où lui s’était assis. Il échangea ses vêtements avec les siens, lui prit son portefeuille, puis lui creva les yeux en enfonçant des morceaux de verres du pare-brise dans le visage. Ensuite, il lui défonça les dents à coup de pied, afin d’être totalement certain que personne ne saurait qu’il était humain.

Alors qu’il terminait sa besogne, il revit autour du poignet de Valère le morceau de vêtements qu’il lui avait donné en gage d’affection. Il eut un rire amusé, puis le déchira et l’écrasa de son pied. Comme s’il avait encore besoin de cela, là où il était. Totalement victorieux, il s’apprêta d’un pas joyeux à commencer sa nouvelle vie. Il vérifia tout de même si personne ne risquait de témoigner ; une jeune fille bougeait encore légèrement à l’arrière du camion, il l’acheva à coup de chaussure dans le visage, tout en riant de façon enjouée. Finalement, il avait gagné ; il avait tout gagné. Tout le monde penserait qu’il était mort. Il ne serait plus sur aucun registre. Il ouvrit le portefeuille de son frère, et y trouva sa nouvelle carte d’identité. Valère de Nerval. C’était lui, désormais. Il avait réussi ; il était humain. Il pouvait finalement vivre une vie d’humain.

Une seule chose posait encore problème ; son physique. Il avait toujours ses pupilles fendues et ses canines. Pour les yeux, il ne pouvait faire grand-chose si ce n’était se les crever ; pour les dents, c’était une autre histoire. Se saisissant d’une lime en acier, il se les usa jusqu’au nerf afin de leur donner une forme humaine. Il saigna, souffrit le martyr, mais cette douleur physique lui parut bien moindre comparé à ce qu’il obtiendrait en la subissant. Il s’observa encore un peu. Pour ses yeux, il ne voyait que deux solutions ; écarter ses pupilles en permanence au risque de souffrir atrocement à cause de la lumière et d’avoir l’air très peu humain, ou acheter des lentilles de couleur lorsqu’il irait en ville, avant de rentrer chez son père. Il opta pour la seconde solution.

En ville, il trouva un taxi, et lui donna l’adresse à laquelle il vivrait désormais : celle de son père. Il ne s’était jamais senti aussi fier ni aussi puissant. Il ne pouvait croire qu’après toute une vie consacrée à ce moment, il ait finalement réussi. Et il pourrait rencontrer ses parents, autrement dit ceux qui lui offriraient une fortune qui le ferait vivre mieux que n’importe quel être humain normal. Il allait avoir plus que ce qu’il avait toujours désiré : plus qu’au-dessus de ses congénères, il serait au-dessus de tout. Et il le méritait bien, car tous les autres étaient si naïfs, si pathétiques, si facilement utilisables et manipulables. Il se sentait comme Dieu, comme la plus intouchable et la plus formidable de toutes les créatures de cette planète.

Il arriva finalement au manoir de Nerval. Deux portiers firent une révérence à son arrivée, le vouvoyant, l’appelant « jeune maître », lui ouvrant la porte et l’invitant à entrer. Jamais Dah-Leth ne se sentit aussi puissant. Il pénétra dans la grande demeure, les dalles de marbre raisonnant sous ses pas ; rapidement, un majordome arriva. Il s’attarda un instant sur son état déplorable, lui demandant ce qu’il lui était arrivé, ce à quoi l’hybride serpent répondit qu’il s’était simplement perdu. Un grand bain parfumé lui fut préparé, et il trouva pour lui seul des vêtements propres et chauds ainsi qu’une chambre rangée. Il passa de longs moments à savourer sa grande victoire, allongé sur les draps de soie fine du lit deux places. Il ne restait plus qu’un seul obstacle, s’il désirait que toute cette fortune soit sa propriété ; ses parents. Il se demandait ce à quoi ils pouvaient bien ressembler. De toute manière, cela n’avait pas grande importance.

Il rencontra bientôt sa mère. Elle avait quarante et un ans ; avec l’âge, sa chirurgie esthétique l’avait rendue affreusement laide, d’autant qu’elle continuait de s’injecter du botox pour paraître plus jeune ; elle aurait sans doute été belle, tant elle était rouge, ronde et boursouflée, mais uniquement si elle avait été une pomme. Son père, quant à lui, du haut de ses quatre-vingt-sept ans, n’en avait plus pour bien longtemps, et sans doute seule son impotence le poussait à ne pas changer de compagne pour une femme plus jeune et plus belle. Dah-Leth aurait sans doute pu attendre que la nature fasse son effet et tue son père ; cela dit, cela aurait pu prendre encore une dizaine d’années, et il y avait fort à parier qu’une partie conséquente de l’argent irait à sa mère, qui elle ne mourrait pas avant longtemps. Il lui fallait donc forcer quelque peu le cours des choses.

Premièrement, il commença à accorder beaucoup d’attention à son père. Il le servit avec soin, lui fit plusieurs cadeaux, lui prépara régulièrement le thé, lui fit la lecture. Adouci par l’âge, ce dernier n’avait plus son caractère endurci d’antan, d’autant qu’il se sentait bien seul. Il avait tout obtenu dans la vie : grande maison, serviteurs, femmes magnifiques ; mais si une chose lui manquait bien, c’était bel et bien l’amour, l’amour sincère. Voir ainsi le fils, quand bien même il n’était pas réellement le sien, qu’il avait toujours ignoré, prendre tant de temps pour lui faire plaisir, lui fit beaucoup de bien.  Il ne se soucia même pas de savoir si ce qu’il lui offrait était intéressé ou non ; de toute manière, il n’emporterait pas sa fortune au paradis, et si quelqu’un devait l’obtenir, c’était sans doute celui qui se serait occupé de lui jusqu’à son lit de mort.

Quant à sa mère, il tenta de s’en rapprocher aussi, quand bien même il la trouvait terriblement idiote et laide. Il avait d’ailleurs du mal à croire que lui, qui se trouvait intellectuellement au-dessus de tous et physiquement agréable, ait pu être formé un jour dans cet utérus-ci, appartenant à ce résidu de femme usée, stupide et aigrie. Il pensa tout de même que, aussi abrutie qu’elle était, elle pouvait parfaitement lui être très utile, tout obstacle qu’elle était à son héritage. Un beau jour, environ une année plus tard, il lui dit qu’elle avait l’air tendue ; et qu’il lui faudrait sans doute adopter un hybride spécialisé dans les massages, que cela lui ferait du bien, et qu’il s’engageait même à le lui payer. Elle accepta, d’ailleurs flattée que son fils soit si attentionné envers elle.

Ils allèrent tous deux en magasin d’hybrides, et durent en faire plusieurs jusqu’à-ce que Dah-Leth trouve son bonheur parmi les masseurs ; un serpent venimeux de la même race que lui. Il eut un long discours pour convaincre sa mère, ventant à la fois le physique et les muscles de l’hybride, qui lui semblaient parfaits sur tous les points. Plutôt naïve et surtout stupide, ne cherchant même pas à savoir si une autre intention se cachait derrière cela, elle l’acheta avec l’argent de son fils. Cela dit, les papiers prouvaient que ce serpent lui appartenait à elle, à elle et à personne d’autre ; Dah-Leth avait d’ailleurs bien insisté pour ne pas partager la propriété de ce bel hybride masseur avec elle, officiellement parce qu’il était un cadeau qu’il lui faisait.

Cela dit, il posa une condition à l’achat de l’hybride ; elle devrait préparer un thé à son mari, chaque jour. Lorsqu’elle demanda pourquoi, il lui répondit que ce dernier était vieux, et qu’il avait besoin d’affection ; et que si elle ne le faisait pas pour lui, alors elle le ferait pour son fils, car lui se souciait de la santé de son pauvre père. Il restait malgré tout une forme de compassion dans l’enveloppe rouge et boursouflée que cette femme était devenue, et elle accepta. A compter de ce jour, elle servit chaque jour à la même heure le même thé à son mari, qui venait de la même boîte. Ce qu’elle ne savait pas, c’était que chaque jour, Dah-Leth l’empoisonnait, ce avec son propre venin ; ainsi, au fil de semaines, l’état du vieux de Nerval se dégrada lentement, jusqu’à-ce qu’il ne puisse plus bouger de son lit.

Un jour, alors qu’il venait faire la lecture à son père de l’un de ses romans favoris, ce dernier saisit la main de son fils. Il le regarda dans les yeux ; un regard plein de détresse, auquel l’hybride serpent répondit par un regard assuré, qu’il ne détourna pas. « Valère, mon garçon, je veux te dire que je sens que ma fin et proche.

- Ne parlez pas ainsi, père ; vous allez vous en sortir, je vous promets. Vous vivrez encore une dizaine d’années. Devrais-je appeler le médecin ?

- Non, non, pas le médecin ; ce sont des charlatans. Ecoute-moi… mon état a commencé à se dégrader depuis qu’Anna a cet hybride, et elle me sert le thé depuis ce jour. Je crois que c’est elle. Elle m’empoisonne, la folle. Mais que puis-je y faire ?

- Voyons, père, vous divaguez. Mère serait incapable de faire pareille chose.

- Tu ne la connais pas, cette folle ! Elle n’en a jamais eu qu’après m’en argent ; je le savais, mais je ne m’en souciais pas, auparavant. Désormais, je lui suis inutile, et elle veut me tuer ! Ah... écoute, mon garçon. Je crois que je n’en ai plus pour longtemps, et il sera trop tard le temps que la police découvre ce qu’il se trame. J’ai fait venir le notaire, et j’ai écrit mon testament. Je te lègue toute ma fortune, mon garçon. Tu as été là pour moi, jusqu’au bout, contrairement à cette folle... » Il fut pris d’une quinte de toux, et se calma progressivement alors que le sourire de Dah-Leth, lui, se faisait large et sinistre. Si le vieux de Nerval avait encore eu la vue, il aurait sans doute pris un peu peur.

« Ah, je vais partir, pas plus tard qu’aujourd’hui, je le sens », murmura le vieux, le regard dans le vide. « Mais j’ai laissé une note signée et cachetée pour la police. Ils sauront que c’est elle qui m’a tué. »

« Vous avez raison, père. Et j’ai un secret à vous révéler. » Le vieux arqua un sourcil, dans l’incompréhension, pendant que son fils s’approchait. Rapidement, il put enfin distinguer son visage, alors que celui-ci se faisait plus net avec la distance qui devenait plus courte. Un sourire terrifiant se dessina progressivement à travers les taches floues, si bien que le vieil homme eut un léger mouvement de recul et qu’il sursauta. L’hybride serpent, lui, ne bougea pas ; il resta immobile, l’expression figée, et porta lentement sa main à ses yeux. Puis, toujours lentement, sans changer de visage, il retira les lentilles de couleur ; si le vieux n’avait pas eu la voix si usée et éraillée, il aurait hurlé de terreur.

« Ravi de vous rencontrer, père ; mon nom est Dah-Leth, ou sujet numéro deux-cent trente-quatre, à votre guise. Autrement dit, votre fils, soi-disant mort en couche. Sachez que je suis venu vous tuer. Ou plutôt, que j’ai réussi, car il faut bien le dire, vous êtes déjà mort.

- Toi… ! Sale erreur ! Comment as-tu pu me retrou… » Le vieux ne termina pas sa phrase, coupé par la terreur alors que le sourire de son fils s’était élargi. Il le vit produire du venin, qui coula dans la tasse de thé vide ; et il ne réagit pas lorsqu’il le versa en grande quantité dans sa bouche entrouverte.

« Pitié, pitié ! A l’aide, mon père a arrêté de respirer ! » Hurlait Dah-Leth dans le téléphone, après avoir appelé une ambulance. Ils ne purent rien pour sauver le vieux de Nerval, et une autopsie fut ensuite réalisée, révélant un empoisonnement sur le long terme au venin de serpent. La police fut lancée sur l’affaire ; elle retrouva la lettre du vieux dans lequel il dénonçait sa femme, apprit que celle-ci possédait un hybride qui avait exactement ce type de venin, et qu’elle lui servait chaque jour un thé venant d’une boîte empoisonnée. Afin de mettre toutes les chances de son côté, Dah-Leth demanda à l’autre hybride de dire que sa maîtresse lui demandait chaque jour de verser son venin sur les feuilles ; que s’il le faisait, il lui offrirait une somme astronomique d’argent et qu’il le traiterait comme son égal. Il accepta, d’autant qu’il détestait la femme qui le possédait.

Tout se passa exactement comme Dah-Leth l’avait prévu. Sa mère perdit le procès, car toutes les preuves étaient contre elle, qu’elle n’avait que sa parole, et qu’il savait très bien jouer la comédie pour faire croire que la mort de son père le bouleversait ; elle fut envoyée en prison pour homicide volontaire avec préméditation. Quant à lui, il hérita de toute la fortune ; et les majordomes ne l’appelèrent plus jeune maître, mais bien maître. Quant à l’autre hybride, il ne voulut pas prendre le risque qu’il se retourne un jour contre lui, et n’avait pas envie de le payer ; ainsi, il le fit euthanasier, en toute discrétion, prétextant qu’il avait participé au meurtre et qu’il était dangereux, sans que ce dernier ne puisse jamais annuler le témoignage qu’il avait eu contre Anna.

Désormais, il avait tout ce qu’il avait toujours désiré, et plus personne ne pouvait rien contre lui. Il avait tout gagné. Il était aux yeux de tous ce qu’il avait toujours voulu être ; un riche humain, au-dessus de tout, que tous devaient servir et respecter. Il avait réussi ; il avait renversé la tendance, était passé de l’autre côté de la barrière, ce en se servant de la stupidité et de la naïveté de tout le monde. Restait à savoir ce qu’il allait en faire. D’abord, il goûta à des plaisirs simples. Il avait hérité d’économies suffisantes pour ne plus jamais travailler de sa vie, mais il ne choisit pas cette facilité ; il reprit le flambeau de l’entreprise de fabrication de bouteilles dont son père était propriétaire avec brio, grâce aux quantités de livres qu’il avait pu lire dans sa jeunesse et quelques cours qu’il se paya. Si bien qu’il put acheter n’importe lequel de ses petits caprices. Pour commencer, il découvrit l’art du tatouage ; fasciné, il s’en fit plusieurs, sur les bras et le torse.

Peut-être adopterait-il un hybride ou deux. Cela lui manquait, de torturer et de briser psychologiquement les autres, comme il le faisait au centre. Après tout, c’était lui le maître, désormais. C’était lui qui avait les cartes en main, et les autres qui devaient se plier à lui.


Dernière édition par Valère de Nerval le Mar 28 Juil 2015 - 15:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Mar 21 Juil 2015 - 12:19

Bienvenue.
TKT, TU CRAINS RIEN SUR LA LONGUEUR, C'EST À MOI QU'ON VEUT FAIRE LA PEAU.
Je. dois. lire. cette. fiche.
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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Mar 21 Juil 2015 - 13:14

Bienvenue ! Tu es un humain ou un hybride du coup ? D: Ca là t'es dans les présentations maîtres et les maîtres c'est gentils méchants ou neutres D: (look here si tu veux voir ça en détail http://mastersandnekos.forumactif.org/t511-tous-les-groupes-et-adoptions )





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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Mar 21 Juil 2015 - 13:35

Eliott > Gnu hu hu, j'ai vu ta fiche, je crois qu'il y en a qui te doivent des excuses 8D
Et merci pour l'accueil !

Luna > Merci ! Et, ahem... c'est bien les présentations des hybrides, ici. Et mon perso est un hybride. :'D
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Elliot Spark
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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Mar 21 Juil 2015 - 13:44

Ma fiche est pas finie -se pend-
non je flood pas

LUNA, ARRÊTE DE TE FAIL DDD:


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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Mar 21 Juil 2015 - 15:11

OH MON DIEU CETTE HISTOIRE EST TROP LONGUE POUR MOI.
elliot > j'ai lu ta fiche cc, il était 2h30 du matin quand j'avais fini.

Bienvenue et bravo pour ta fiche! ♥


Thx Mayou!:
 
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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Mar 21 Juil 2015 - 15:48

AAAAAAAAHHH

COMMENT TU VEUX QUE JE LISE ÇA AVEC UN INTERNET QUI RAME À PLUS DE 8H D'AVION DE CHEZ MOI? XD
Omg ça va me prendre 15 jours *essuie son front*

Sinon bienvenue! Si tu n'as pas peur d'attendre avant d'avoir une pré-validation, je le ferai en rentrant chez moi sinon je laisse ma place aux autres pour lire XD (néanmoins du peu que j'ai lu, l'orthographe me convient)


Merci à Elliot pour ce magnifique avatar plein de swag <3
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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Mar 21 Juil 2015 - 18:52

Beuh à c't'heure là je me réveille moi :c Et tu me dis si tu as besoins d'aide Iona D: Je m'occupe d'Emmy, Lyss et Aurore pour te décharger ^^ Et n'oublie pas de te recenser http://mastersandnekos.forumactif.org/t1731-important-recensement-d-ete !





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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Mer 22 Juil 2015 - 16:45

Elliot > Boah, c'est pas comme si je voulais me lancer dans les olympiques du plus gros roman qui fait chier les admins 8D non non je le jure

Soraru > Merci beaucoup ! ~ (Et je ne t'en veux pas. rire)

Merphis > Merci pour l'accueil. hap Eh bien, je ne sais pas comment cela fonctionne par ici, mais j'attendrai le temps qu'il faudra pour la validation. ~

Luna > Boah, allez, ce n'est pas grave du tout, ça peut arriver à n'importe qui de tomber de son lit au mauvais moment. 8D
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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Dim 26 Juil 2015 - 3:09

Bienvenue à toi ^^ J'espère que tu te plaira bien ici, n'hésite pas si tu as besoin de nous w/ Bon courage pour ta validation et désolé pour le retard !



Merci Yuka, Lairos et Pride:
 
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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Dim 26 Juil 2015 - 13:53

Oui :c Je prendrais le relai si Merphis peut vraiment pas ou si tu demandes :c





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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Lun 27 Juil 2015 - 11:55

Aurore > Merci beaucoup pour l'accueil, ça fait plaisir !

Luna > Je ne sais pas si c'est à moi de décider de ça. Faites ce qui vous arrange le mieux, j'attendrai autant de temps qu'il faudra. 'u'
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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Mar 28 Juil 2015 - 15:13

Pour ton histoire (oui je sais je le dis à tout le monde :c) si tu pouvais rajouter que ça se passe en France s'il te plait ^^ Et sinon j'aime beaucoup l'histoire même si c'est long owo





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Valère de Nerval
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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Mar 28 Juil 2015 - 15:34

Done, j'ai remplacé "nous pourrons quitter le pays" par "nous pourrons quitter la France". :'D

Et merci beaucoup !
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Luna Stelly
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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   Ven 31 Juil 2015 - 3:09

Et buh ! Iona te pré-valide ta fiche par télépathie a cause de sa co :c Sinon comme je t'ai dis tout me va je te valide aw





“VAZY WESH T'ES VALIDÉ(E) ! ”
Ça y est, t’es validé(e) ! Félicitations ! Nous sommes heureux de t’accueillir parmi nous, en espérant que tu t'y sentes bien.

Tu peux dès à présent faire une demande de RP, d’adoption (hybrides ou maîtres), d'habitationou encore de lieu de travail. N'oublies pas de faire une demande de RP ~

N’hésites pas à poster une fiche de liens pour te lier aux autres personnages du forum ou encore à passer sur la ChatBox pour te familiariser avec les autres.

Par contre, n’oublies surtout pas de remplir ta fiche de personnage, de rajouter le lien de ta fiche et d’aller te recenser sur les différents sujets : avatars / groupes / race.

A la moindre question, n’hésites pas à envoyer un MP à un membre du staff qui sera là pour éclairer ta lanterne.








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MessageSujet: Re: Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]   

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Dah-Leth ♕ Rayon vingt-trois morse [Terminé]

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