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 Emmy Campbell ► Ils voletaient, voletaient lentement. [Terminé]

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Emmy Campbell
Messages : 17
Disponibilités : Approximativement tous les jours
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Hybride Neutre F

MessageSujet: Emmy Campbell ► Ils voletaient, voletaient lentement. [Terminé]   Sam 11 Juil 2015 - 18:40





“Fiche d'identité”
Nom : Campbell
Prénom : Emmy
Surnom : Em' ou M'
Age :  19 ans
Sexe : Féminin
Orientation Sexuelle : A définir
Statut Social (argent): Aisé
Métier  : ///
Race : Cygne
Groupe : Hybride neutre
Origine(s) & nationalité(s) : Purement française


“Et toi ?”
Ton surnom / puff ? James Bond ou Cupcake
Ton avatar, c'est : Original by Hachiyuki
Comment as-tu découvert le forum ? Via partenariat
Tu le trouves comment ? Tu as des idées pour l'améliorer ? Rien pour l'instant!
T'es le DC de quelqu'un ? Nope!
Tes disponibilités ? Approximativement tous les jours.

Code du règlement : validé


“Physique”
Emmy venait tout juste d’atteindre ses 19 ans. Ses formes d’adolescentes ne s’étaient guère développées, et elle conservait ses hanches étroites et sa poitrine plutôt moyenne ; elle possédait de faibles formes sur un corps presque squelettique. Fort heureusement, la nature avait daigné lui accorder une physionomie plutôt plaisante à regarder. De fines joues caressaient son visage, et sa peau était pâle, si pâle, que l’on pouvait se demander si celle qui la portait était encore vivante. Cette peau de marbre n’était guère gouteuse, et l’envie d’y apposer les lèvres était quasi inexistante, de peur d’embrasser un mort. Sur son visage si pur se trouvait deux paupières brillantes et nacrées, qui semblaient infiniment douces au toucher. Son minois semblait si innocent, qu’on en oublierait que la personne devant vous n’était pas une enfant. Si l’envie vous venait de l’embrasser, regardez attentivement ses lèvres : de petites lèvres pâles presque bleutées, dont semble émerger une certaine froideur, alors qu’il en était toute autre. Quand elle fermait ses yeux, elle ressemblait à une poupée, ou encore à une personne qu’on venait tout juste d’achever, et dont le corps était en train de refroidir. Elle était d’une beauté glaciale, presque cadavérique. Sa chevelure était constituée de légers et multiples fils de flanelle d’une blancheur éclatante, presque irréelle. Ce long fil de ruban que représentaient ses cheveux était d’une longueur plutôt anormale ; il effleurait ses chevilles. Etonnamment, la jeune fille en prenait grand soin, mais son maître précédent ne l’autorisait jamais à les couper, parce qu’ils étaient trop beaux pour cela. Une couronne de plumes encerclait son petit crâne d’enfant, et lui donnait un air de princesse. Malgré ce que l’on pouvait penser, cette couronne de plume était le résultat de son hybridation avec le cygne, et non une coquetterie de sa part. Ses gênes lui avaient aussi offert un pâle duvet de plumes sur son coccyx. Ses yeux, d’un bleu glace, rajoutaient une touche d’artificialité à son visage, comme si elle n’était pas vivante, une réelle poupée. De longs cils noirs papillonnaient autour de ses iris artificiels, et ses fins sourcils dont la blancheur n’avait rien à envier à la neige, apparaissaient comme deux traits d’un fin pinceau sur son visage. Sa nuque semblait fine, fragile, on avait presque envie de la caresser pour la protéger ; son corps, si gracile, semblait pouvoir se briser au moindre à-coup. Il n’y avait que ses jambes, légèrement musclées, qui semblaient tenir la route. Comme pour accentuer encore son côté enfantin, Emmy n’hésitait pas à mettre des robes, qui cachaient ses formes. C'était au fur et à mesure du temps et de son éducation qu'elle avait développé ce goût pour la richesse, ainsi, elle était toujours richement vêtue, n’hésitant pas à révéler sa somptuosité à quiconque la verra. Parce qu’Emmy adorait le luxe, elle se devait, même si cela était futile, de le montrer au beau monde autour d’elle.




“Caractère”
Emmy pourrait être comparée à un carrousel. Toujours élégante, toujours stable, toujours douce. Sa placidité la fait ressembler à une poupée immobile, posée, et abandonnée là, sur une commode de votre enfance. Ses grands yeux trahissent une innocence qu’elle possède par le biais de son ignorance. Elle connaît si peu le monde qui l’entoure, qu’elle est emplie d’idées préconçues qu’elle s’est elle-même créée : le monde extérieur est méchant, envieux, stupide et avide (et ce n’est pas Victor Hugo qui va la contredire). Alors, elle se méfie irrémédiablement des êtres qui l’approchent. Non, elle ne montre pas des signes évidents d’agressivité, mais jamais, au grand jamais, elle ne se confiera à quelqu’un. Qui plus est, elle déteste être trompée, alors elle se montrera facilement rancunière. Emmy est quelqu’un qui semble vide, si vide. Elle ne semble pas éprouver de peine, à l’égard d’autrui, ni même envers elle-même. Elle semble incapable d’haïr ; on aura beau lui lancer des petites piques, qu’elle les ignorera toutes, si bien qu’elle semblerait presque hautaine. Cette poupée vivante est dépourvue de ressentiment, il n’y a que son innocence qui transperce ses doux yeux glacés. Cela la fait ressembler à une enfant. En vérité, elle ressent tant de choses, cette petite poupée, mais elle le cache, pour pouvoir juger le monde qui l’entoure avec objectivité. Elle semble être inatteignable, et elle adore ça. Elle adore être désirée, admirée, se montrer inatteignable, intouchable, c’est comme un petit plaisir pour elle. C’en est presque vicieux. Alors, quand on lui dit qu’elle appartient à quelqu’un, ça ne lui plaît pas, ça l’entrave. Mais c’est tellement subtil, qui pourrait le remarquer ?

Ses paroles ont toujours eut un ensorcellement ; quand on les écoute, elles semblent pourvues d’une faible douceur, même quand Emmy prononce des mots transperçant ; elle use d’un fin euphémisme, qui la rend doucereuse même dans la franchise. Ses paroles sont riches, plaisantes, délicieuses à écouter. Quelque peu calculatrice, Emmy sait tourner ses phrases pour qu’on l’admire, pour qu’on la suive, pour qu’on adhère à ses principes ; ses mots semblent être sa seule arme ; qu’elle utilise avec une certaine virtuosité. Son éducation fait que cette poupée sait admirablement bien parler en usant d’une courtoisie délicate et se comporte en haute société avec une grande aisance. Et elle veut le montrer. Alors, pour que son rôle lui aille jusqu’au bout, elle enfile des robes magnifiques, magistrales, dignes des plus beaux magasins. Ce qu’elle met sur sa peau sans vie est comme un immense joyau. Si ce n’est son apparence, très féminine et soignée en soit, la jeune fille est en réalité très discrète en société, et ne souhaite pas vraiment se faire remarquer ; toutefois, le fait qu’elle possède une certaine grâce dans ses gestes ne l’aide pas vraiment. Emmy aime le luxe, irrésistiblement. Ce goût pour l’argent, la futilité, elle le tient de son éducation de princesse, qui la rend inadaptée à sa condition d’esclave ; elle le sait, mais pourquoi diable y changerait-elle quelque chose ? Elle est bien trop maladroite, et puis, jouer à l’esclave ne l’intéresse pas. Loin de là l’idée qu’elle fait tomber tout ce qu’elle touche, mais les tâches manuelles ne sont pas de son ressort ; il semble alors impensable qu’elle répare ses propres bêtises, Emmy est trop digne pour cela. Ainsi, Emmy a toujours du mal à recevoir des ordres de quelqu’un. Un « s’il te plaît » ou un « merci » n’a jamais tué personne, et elle, ça la tue qu’on ne lui dise pas. Elle n’arrive pas à accepter que dans l’état actuel des choses, elle sera moins bien traitée qu’avant. Pour se réfugier, la petite poupée plonge dans les livres. La littérature est, pour elle, quelque chose de fascinant ; si bien qu’elle se prend à rêver de liberté. Mais la réalité la rattrape bien vite ; elle croit beaucoup trop en la fatalité pour oser se rebeller. Ou bien est-ce simplement une excuse ? Peut-être est-elle un peu lâche ? C’est bien possible, mais elle n’est pas assez humble pour s’en rendre compte. Ses livres lui permettent d’être plus mâture pour son âge malgré son manque de connaissance de l’extérieur. La philosophie l’intéresse énormément, même si, quelque fois, elle n’arrive pas à en tirer toutes les nuances. Quand elle n’a rien à faire, la petite fille lit, avale, gobe, imprime tout dans son cerveau et analyse le monde autour d’elle. Ce monde qu’elle ne connaît que très peu. Alors, des idées, des opinions, se forment dans son petit crâne. Et c’est bien la seule chose à quoi elle peut se raccrocher ; si bien qu’elle démontre une ténacité, une détermination importante dû à sa grande confiance en elle. Ainsi, il semble impossible de la faire changer d’avis. Néanmoins, elle n’est pas idiote ; si vous démontrez calmement qu’elle possède une idée bancale, elle la changera aussitôt. Elle est le contraire de l’Impulsif, et préfère prendre son temps sur une décision importante plutôt que de tout gâcher dans la précipitation.

De nature solitaire, la jeune fille possède un cercle social très peu développé, et s’en contente. Ça ne la dérange pas vraiment, à vrai dire. Mais malgré cela, elle est loin d’être indépendante, même si elle laisse le faire croire. Il lui faudra toujours quelqu’un pour veiller sur elle, et, évidemment, elle n’est pas encore assez humble pour s’en rendre compte et l’assumer.



“Raconte nous ton histoire ! ”
Quand on me parle de mon enfance, je pense immédiatement au champ à côté de chez moi. Je me rappelle, qu’en le regardant, je m’imaginais touchant les cheveux d’une magnifique créature enfouie sous terre dont les longs cheveux blonds flottaient à la surface. C’était un champ gigantesque et irrémédiablement plat, sans autre type de végétations que ces longs brins dorés. Ces herbes jaunes étaient plus douces que le blé mais moins que le velours. Comme j’étais petite, la chevelure de la créature m’arrivait au niveau du ventre, et au moindre coup de vent, je sentais comme une agréable caresse sur mes jambes et mon buste. Quand je commençais à courir, je me sentais puissante, comme si l’on m’avait investi d’une nouvelle force. J’avais l’impression de voler. Dès lors, mes cheveux se séparaient de mes épaules, pour caresser le vent. J’avais alors l’impression de courir plus vite, comme si j’étais dotée d’une toute nouvelle force qui n’était pas la mienne.
Ma vision se floutait par la vitesse ; elle n’était nette qu’au point fixe, là, devant moi. Le reste, autour, n’était que de la végétation défilante dont on ne pouvait distinguer que quelques traits et couleurs durant un quart de seconde. Ce que je voyais n’était que des images floues, insaisissables et remplies de force.
Et lorsque je m’arrêtai, en l’espace d’une seconde, tout mon pouvoir s’arrachait à mon être.
J’étais comme ivre de vitesse en ces moments-là, et la réalité me paraissait d’autant plus cruelle lorsque, à bout de souffle, je devais m’arrêter.

J’habitais avec un homme, un américain, au nom de Patrick. Honnêtement, je ne me souviens pas quand il m’a adopté. J’avais 5 ans, lorsque j’ai quitté l’animalerie où j’étais, fruit d’une création en laboratoire. Mon Maître me disait souvent que je ressemblais à sa défunte fille, morte dans un accident de voiture avec sa mère, dont le seul responsable n’était que lui-même. Patrick était un homme tout à fait lambda dont les traits, quoiqu’un peu vieillis, étaient très fins et lui donnaient un visage bienveillant. Sa carrure, très grande pour son âge, faisait frémir les plus peureux. Pour moi, cette carrure était signe de protection, comme un énorme nounours à qui on aurait envie de donner un câlin. La vieillesse et la fatigue se trahissaient dans ses grandes cernes violacées ainsi que dans ses joues très creusées. Son profil me faisait vaguement penser à Dumbledore, avec son nez aquilin surmonté de lunettes noires.

Patrick faisait tout pour que je me sente bien ; nous habitions une grande villa blanche, avec un magnifique jardin. Je me rappelle, le jardin était bordé de magnifiques rosiers de diverses couleurs, et, lorsque je m’étais blessée la cheville en me prenant dedans, Patrick avait beaucoup culpabilisé. Dès le lendemain, il se débarrassait des rosiers pour plutôt planter des haies. Il insistait beaucoup sur le fait que je ressemblais énormément à sa fille décédée, et qu’il ne voulait absolument pas me perdre. Je ne comprenais pas le sens de ses paroles, à cet âge. Alors, je l'enlaçais simplement.

De temps à autre, il pleurait beaucoup. Il m’appelait et me frappait, sans aucune raison apparente, il me disait que j’étais « le fruit d’un démon venu le hanter », qu’il ne « m’aimerait jamais comme il a aimé sa fille », que s’il m’a adopté c’était juste « parce que je lui ressemblais », sans lui, « je n’étais rien ». Quand il se calmait, effondré sur le sol du salon, je m’enfuyais dans ma chambre et allait me coucher. Puis, quelques minutes ou heures plus tard, il venait me voir dans ma chambre, me portait dans ses bras et pleurnichait sur mon épaule. Il suffisait que je lui dise « Ce n’est pas grave Papa. » pour qu’il se calme et balbutie quelques mots de pardon, puis me repose dans le lit.

Je n’avais pas à me plaindre. Papa (parce qu’il désirait que je l’appelle comme ça) m’aimait énormément. Malgré son emploi du temps chargé à cause de son travail, il jouait souvent avec moi. Il était patron d’une grande entreprise d’import/export, il me semble. Mais, comme je le disais plus tôt, il faisait tout pour que l’on passe un maximum de temps ensemble. On jouait souvent dans le champ à côté de chez nous. Ce champ n’était pas à nous, mais il était clairement abandonné. Je me rappelle que l’on courrait souvent ensemble, il essayait de m’attraper, et moi, je courrais. Je courrais à m’en briser les genoux. Et puis, quand j’étais assommée par mes propres rires et les siens, je me transformais. Sans vraiment comprendre ce qui m’arrivait, je volais dans le ciel, pourfendant l’air de mes petites ailes blanches, avant de me reposer sur le sol. Papa adorait quand je me transformais. Il disait que j’étais très gracieuse. Malheureusement, je ne tenais que quelques secondes, et après ça, je redevenais une humaine. C’était signe alors, que le jeu était terminé.

Par pur soucis de légalité, Patrick acheta le champ ; rien que pour nous deux. Désormais, il était à nous, et seulement à nous, on pouvait venir quand on voulait et faire ce qu’on y voulait. C’est donc dans l’unique but de me faire plaisir, et non par caprice de ma part, qu’il installa une grande balançoire pour moi toute seule. J’étais vraiment heureuse.

Plus tard, en prenant compte de mes gènes de cygne, Patrick m’installa une piscine. Il disait que ça me ferait extrêmement plaisir. Et c’était le cas. Je passai mes après-midi d’été dans l’eau. Papa s'extasiait quand je nageais, et il m'affirmait que j’aurai dû faire de la natation synchronisée, et que si tel avait été le cas, j'aurais été excellente. Et quand le projet d’en faire se concrétisait, il me disait « Je ne sais pas, tu sais, la natation synchronisée c’est dangereux pour le corps ». Je doutais qu’il eut raison, mais je me taisais.


Et puis, Papa a commencé à s’éloigner. Il travaillait beaucoup plus. Je commençais à m’ennuyer seule, à la maison. Ça a duré presque 6 mois. Et puis, voyant mon attention envers lui se décliner, Papa m’acheta une amie. C’était une hybride, de 5 ans mon aînée. Elle était vraiment magnifique. Un visage aussi doux que du satin, avec de magnifiques prunelles dorées et de longs cils bruns. Une chevelure blanche ornait son visage ainsi que des cornes de bélier, dont la forme légèrement incurvée me faisait penser à des comètes. Sa nuque, dévoilée par sa coiffure en vagues sur l’arrière, avait quelque chose de sensuel. Je la voyais davantage comme une sœur, plutôt qu’une amie. Elle répondait au doux prénom de Maud et était beaucoup plus mâture que moi. Elle était calme, et avait de grandes valeurs morales. Il y avait, dans ses attitudes, quelque chose de fort. Maud était une meneuse, sans nul doute. Quand je courrai dans le champ, avec elle derrière moi, elle m’attrapait et me mettait sur ses épaules. Elle courrait beaucoup plus vite que moi, et cette force que je ressentais lorsque je courrai me paraissait d’autant plus puissante sur les épaules de Maud.


Et puis… Tout est passé si vite. Le temps semblait s'accélérer au rythme des saisons, des courses dans le champ, et des baignades. Les crises de papa se faisaient de plus en plus violentes, et Maud ne pouvait rien faire contre cela, sous peine de se faire encore plus violenter que moi. Patrick me faisait tellement mal que des tâches de couleurs apparaissaient sur ma peau de marbre. Il culpabilisait tellement qu’il pleurait sur mes genoux fracassés, une fois qu’il reprenait conscience de ses actes. La douleur qui transperçait mes jambes et mon abdomen m’empêchait de me relever. Cependant, ses mots, plus tranchants qu’au début ne semblait plus m’atteindre d’une quelconque manière. Lors de ses crises, j’enfilai un masque d’indifférence et de silence. Ce n’était pas grave s’il me faisait mal, puisque c’était mon Papa. Quand Patrick s’effondrait sur le sol en pleurant, Maud me portait jusqu’à notre chambre commune et me bandait les jambes. Elle m’embrassait les joues et les paupières et me secouait le visage pour que je ne tombe pas dans les limbes du sommeil.


« Je suis désolé mesdemoiselles. Son foi était en piteux état. Vous avez mes sincères condoléances. »

C’était Maud qui m’avait appelé ce matin-là. Elle avait découvert le corps de Papa, tout blanc, sur son lit, alors qu’il aurait dû être au travail à l’heure où nous nous réveillions. Elle m’avait empêché, cependant, de voir le corps, et en m’approchant, elle m’avait caché les yeux. Je me suis débattu en lui disant que je n’étais plus une enfant, et que j’étais apte à voir ce genre de choses, mais elle maintint ses positions. C’est donc avec amertume que je vis le corps de Papa drapé d’un linge blanc. Je fus incapable d’apercevoir rien qu’une dernière fois son visage. Je n’ai pas pleuré. Maud non plus. Elle me paraissait juste plus pâle qu’à l’accoutumée.


J’étais partagée, confuse. Je n’éprouvais rien et tout à même temps. Devais-je pleurer sa disparition alors que j’avais cette impression de vide ? Etais-ce la culpabilité de n’avoir rien fait qui me donnait envie de pleurer, ou étais-ce plutôt sa perte ? Etais la culpabilité de n’avoir rien dit, rien vu, rien remarqué, de ne pas avoir agi ? Mais pourquoi ? Qu’aurais-je pu faire ? Je regrette tellement. Cet homme était fou amoureux de quelque chose qu’il avait tué lui-même. Je ne sais pas… Est-ce qu’au moins, j’ai pu apaiser ses souffrances ? Non… Triste constat de remarquer que je n’ai rien pu faire. Et même si je l’avais voulu, aurais-je pu ? Cet homme était fou, fou à lier. L’amour, le grand amour avec un A majuscule l’avait rendu inadapté, bancal. Il était mis de côté, hors de notre monde. Est-ce que c’est de ma faute ? Ai-je enduré tous ces coups pour rien ? Ne l’ai-je pas aidé, ne serait-ce qu’un peu ? Mon visage, lui rappelant indubitablement sa fille chérie, adorée, en train de sourire, n’a-t-il pas allégé son cœur, l’espace d’une seconde ? Ce masque d’indifférence que je portais lorsqu’il me frappait, est-ce que je le porte aujourd’hui sans m’en rendre compte ? Est-ce que j’ai vraiment envie de pleurer, ou c’est parce ce qu’il le faut ? Parce que quand on meurt, il faut que les proches pleurent. Au final, aimais-je vraiment papa, malgré les douleurs qu’il m’infligeait ?
Et toi Maud, pourquoi ne pleures-tu pas ?


Je ne saurai dire combien de temps est passé, et depuis quand je me suis enfermée dans mes questionnements sans réponses. Mais il me semble m’être réveillée de ma torpeur lorsque Maud et moi reçurent une lettre. Même si elle ne l’avouera probablement jamais, il me semble l’avoir vu pâlir en lisant cette dernière.
« Maud... Que se passe-t-il ?
-La société et la maison de Père est à nous. » Un silence s’installa dans la pièce qu’était notre chambre. Visiblement, Patrick n’avait pas d’autres parents proches à part nous.
« Eh bien, c’est une bonne nouvelle, non ? » Il me semblait l’avoir vu déglutir avant de me répondre.
« Oui… Oui bien sûr ! » Elle semblât se ressaisir peu à peu en pliant le papier et en le remettant précieusement dans l’enveloppe.
« On ne la vendra pas, pas vrai ? » Elle me sourit et me serra dans ses bras.
« Bien sûr que non ! Mais ça va être compliqué, tu sais… » J’attendis qu’elle finit son étreinte pour répondre.
« Pourquoi ? » Ma phrase sembla flotter dans l’air. Maud quitta la pièce et alla dans le salon, le bruit de ses chaussures à talons sur le marbre fut ma seule réponse. Et alors, je la fixai, elle, baignée dans la douce lumière des baies vitrées du grand salon. Elle semblait comme une déesse, et les dorures qu’elle apposait dans ses cheveux blancs la rendaient comme irréelle. De ma chambre, elle semblait comme un doux rêve que l’on avait envie de caresser. Quand elle tourna son visage, j’aperçus ses yeux dorés, et je sentis irrémédiablement sa force, sa détermination. Elle me semblait à la fois si proche et si lointaine. Il me semblait entendre sa respiration, là, dans le creux de mon oreille, mais il me semblait impossible de bouger, de me lever pour l’atteindre ou encore de l’interpeller.
Maud ne me répondit jamais.


« Tu te rends compte ? Vingt millions euros ? Tout ça juste pour acheter l’entreprise de Papa.
-Oui. »
Un silence prit place dans la pièce, avant que je ne reprenne précipitamment.
« On ne la vendra pas, hein ?!
-Bien sûr que non. » Je la regardais en train de survoler la lettre de ses yeux d’ambre, avant d’en ouvrir une seconde, puis une troisième et enfin une quatrième. Elles étaient pratiquement toutes écrites de la même manière, dans le but d’avoir l’entreprise de papa et le tout, avec des sommes astronomiques. Mes yeux s’arrêtèrent sur le tampon d’un logo d’une entreprise. Logo composé d’un dauphin entortillé avec une corde de marin. C’était une compagnie maritime. Mais ce n’était pas ça qui me choquait. Ce qui me choquait, en revanche, c’était cette sensation de déjà-vu.
« Ce logo…
-C’est la cinquième de ce mois. » Me coupa-t-elle, en froissant la feuille et en la jetant dans la poubelle. Elle semblait en colère, sur le point d’exploser.
« Maud… ? Qu’est ce qui te rend si en colère ? C’est normal…
-Emmy. » Elle soupira, en plaçant sa main sur son front, l’air exaspérée. Je crus faire une gaffe et la fatiguer encore plus, mais elle se hâta de se remettre d’aplomb et me répondit.

« Hier, le patron m’a appelé. Encore. Et comme d’habitude, j’ai refusé son offre. » Elle marqua une pause. Elle semblait encore plus fatiguée au fur et à mesure qu’elle parlait. C’était comme si c’était une douleur pour elle d’articuler chaque syllabe.
« Je… Il s’est emballé. Il a commencé à dire que c’était impensable qu’une hybride contrôle une société de cette envergure, et que sans son savoir-faire, la société de Père tomberait à l’eau. » Elle soupira, mais continua.
« Il m’a demandé une dernière fois si j’acceptai son offre. Bien sûr, j’ai répondu négativement. Et alors, il m’a dit que mon refus me coûterait très, très cher. »



« Ils arrivent. » Je les voyais. Des hommes tous vêtus de noir. Leurs cagoules leur donnaient un vague air de faucheuse. Mon cœur manqua un battement.
« Non… » Dis-je d’une voix tremblante, en les fixant par la fenêtre, par-delà mes rideaux. J’ai toujours su que ça arriverait, mais j’avais enfermé cette possibilité au fond de ma mémoire, pour oublier, ne serait-ce que durant quelques secondes, l’épée de Damoclès qui pendait au-dessus de nous.
« Tiens prends l’argent. Cache-le sur toi. » Elle sonda mon visage. Et il ne lui fallut qu’un seul instant pour remarquer les larmes naissantes sur le bord de mes yeux. Elle fronça les sourcils. J’esquissais un mouvement de recul, tandis qu’elle tendait ses mains vers moi. Je croyais qu’elle allait me gifler, mais contre toute attente, elle me saisit le visage et me fixa ardemment.
« Hey, c’est pas le moment d’accord ? On va se battre, ok ? On leur laissera jamais le trésor de Papa. Allez, reprends-toi. Tiens prends l’argent, et va chercher la perche de la piscine pour te défendre.
-Et… Et toi Maud ?
-FILE ! » Je pris peur et courus de toutes mes forces à l’arrière de la maison, je cachai tout le liquide que nous avions dans mes poches puis j’allai me saisir de la perche. Les mains tremblantes, la perche me paraissait affreusement lourde. Un coup de feu se fit entendre. C’était à l’intérieur. C’était la fin. On ne ferait pas le poids. Un cri s’ensuivit aussitôt.

« Maud ! » Ce cri était sorti de mon corps sans que je m’en rende compte. Je me précipitai dans la maison. Oh. Ils étaient beaucoup trop. Tous ces hommes vêtus de noir… Me donnaient la nausée. Dans un cri de détresse, de peur et de rage, je commençai à lever la seule arme que j’avais sous la main. Mon cerveau sembla s’arrêter de fonctionner et le temps sembla arrêter de tourner. Je frappai des gens. Je voyais du sang sur le marbre de ma maison. Des larmes commencèrent à envahir mes yeux, tandis que je m’acharnai sur ces hommes. Combien étaient-ils ? J’étais une meurtrière. Je tuais des gens dans ma propre maison. J’entendais, comme un murmure, mon prénom. On m’appelait. On criait autour de moi. Et moi, je frappai la nuque et le visage de ses hommes en noir. Je sentais ce liquide rouge, collant, poisseux, couler sur mes jambes et mon visage. On m’arracha la perche des mains, et on la fit valser à l’autre bout du salon. Submergée par une folie meurtrière, je saisis la cagoule de l’homme, et je me mis à lui griffer le visage, il me gifla. Un coup de feu me ramena à la réalité. Affolée, je m’écroulai au sol, au milieu de quelques cadavres et personnes assommées.



« Elle a signé. » Dit une voix grave, qui aurait pu être rassurante, si je n’étais pas possédée par une sorte d’état second.
Non. C’est impossible. Pas Maud. La folie me saisit et les mots que je sortais me parurent insensés, vains. Ce que j’entendais n’étaient que des sons, sans aucun sens, de maigres murmures face au brouhaha que faisait ma tête.
« Tu l’as buté ? Espèce de con, ‘fallait pas ! Le chef a bien dit pas d’effusions de sang ! Merde !
-Elle s’est débattue ! Elle a voulu déchirer le contrat ! J’étais obligé ! »
« N-non. Pas Maud…NON ! C’EST IMPOSSIBLE ! » Je rampai misérablement, tremblante, vers la perche.

« Arrêtez-la. »
On me saisit délicatement ma main, et on me la plaqua dans le dos. Je tendis mon autre main, désespérée, tremblante, faiblarde, vers ma seule issue.
« NON ! ARRÊTEZ ! NE ME TOUCHEZ PAS ! VOUS N’AVEZ PAS LE DROIT ! LAISSEZ-MOI ! NON NON NON ! MAUD ! » Je me débattais faiblement, à bout de force. Ma voix se brisa, et je continuais de crier mon désespoir, ma force, mon chagrin. Mes larmes se mélangèrent au sang de mon visage, et me laissa un goût de fer détestable dans la bouche.
« Endormez-la. »
« NON ! NON ! NON ! MAUD ! PAPA ! PAPA ! S’il te plaît… Papa… Aide… Aide nous, papa… » Je vis mon autre main être prise délicatement pour être placée dans le dos avec la seconde. L’homme qui me tenait était délicat, j’aurai presque cru qu’il ressentait de l’empathie pour moi. Mon front collé au sol, mes pleurs redoublèrent d’intensité.
« Chut, ça va aller, calme toi. » Me susurra une voix masculine derrière moi. Et je sentis que l’on me piquât. Puis, je me sentis partir, sans même que je puisse y opposer une quelconque résistance. Mes yeux se fermèrent et je n’entendis plus rien.



« Eh bien ! Quel sublime spécimen ! Où l’avez-vous trouvé ?
-Chez un vieillard. Ce dernier est mort et n’a plus de famille à qui confier l’hybride.
-Je n’en reviens pas ! Elle est en parfait état. Juste un peu sale… Serait-ce là du sang ?
-Oui… Elle s’est un peu débattue disons… Un peu de redressement lui ferait du bien.
-… Je vois. » J’ai les membres engourdis. J’ai peur. J’ai mal à la tête. Maud ? Où es-tu Maud ? Tu n’es pas là, près de moi… J’ai froid. Je n’arrive pas à ouvrir les yeux, je suis encore endormie. Les voix s’éloignent, se taisent. Je me rendors. Non ! Non, attendez…

Quand j’ouvre les yeux, j’entends d’horribles cris. J’entends des bruits d’animaux de toutes sortes. J’entends le tintement de gamelles de fer, le bruit des corps frappant contre les barreaux, j’entends des pas, des dialogues. Je sens l’humidité, le sale, le froid, la nourriture, la pauvreté.

Je suis dans une animalerie.




Dernière édition par Emmy Campbell le Mer 22 Juil 2015 - 14:08, édité 12 fois
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Luna Stelly
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MessageSujet: Re: Emmy Campbell ► Ils voletaient, voletaient lentement. [Terminé]   Sam 11 Juil 2015 - 19:38

Bienvenue ! Amuse toi bien avec nous ! Nous sommes là si tu as besoin aw





“Mon regard se voile, peut importe ce qu'on pense de moi, comprendre ce monde, ça ne m’intéresse pas." | ❖990000
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Soraru
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MessageSujet: Re: Emmy Campbell ► Ils voletaient, voletaient lentement. [Terminé]   Sam 11 Juil 2015 - 21:15

Magnifique avatar!
Ton titre me fait penser à une chanson.

Sur ce, je te dis bienvenue !


Thx Mayou!:
 
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Emmy Campbell
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MessageSujet: Re: Emmy Campbell ► Ils voletaient, voletaient lentement. [Terminé]   Sam 11 Juil 2015 - 21:51

Merci beaucoup Luna! ^-^

Soraru > Je te remercie ;) Le titre est bien tiré de la chanson "Hirari Hirari" d'Hatsune Miku, si mes souvenirs sont bons !
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MessageSujet: Re: Emmy Campbell ► Ils voletaient, voletaient lentement. [Terminé]   Lun 13 Juil 2015 - 16:43

Bienvenue >w<

Elle est toute mignonne ta perso, j'ai bien aimé son caractère et lire l'histoire
Pour moi ça va, je pré-valide



Merci à Lou, Kana et Dewey pour les avatars et Mélo pour la signature c:

Spoiler:
 

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Emmy Campbell
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MessageSujet: Re: Emmy Campbell ► Ils voletaient, voletaient lentement. [Terminé]   Lun 13 Juil 2015 - 22:37

Iona > Merci pour tes compliments ! Ça me fait plaisir :'3 et merci pour la pré-validation, du coup ! :')
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Athyl
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MessageSujet: Re: Emmy Campbell ► Ils voletaient, voletaient lentement. [Terminé]   Lun 13 Juil 2015 - 23:06

Une zozio *o* ♥
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MessageSujet: Re: Emmy Campbell ► Ils voletaient, voletaient lentement. [Terminé]   Mer 22 Juil 2015 - 14:13

Bonjour!

Petit up pour signaler que j'ai modifié le caractère de ma petite chose. Enfin, surtout les tournures de phrases, en soit, le caractère est exactement le même! :')
J'espère que ça ne dérange pas ;;

C'est tout! ♥
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MessageSujet: Re: Emmy Campbell ► Ils voletaient, voletaient lentement. [Terminé]   Mer 22 Juil 2015 - 14:31

Hey ^^ Sans problème ! Iona (la thug qui prévalide les fiches) est en vacance, je vais le faire je pense alors ^^ N'oublie pas de te recenser http://mastersandnekos.forumactif.org/t1731-important-recensement-d-ete :





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Emmy Campbell
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MessageSujet: Re: Emmy Campbell ► Ils voletaient, voletaient lentement. [Terminé]   Mer 22 Juil 2015 - 14:36

Plop!

Je me suis déjà recensée, à vrai dire x)
Et Iona (la thug) m'a déjà pré-validée, j'attends une validation complète du coup x3
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Luna Stelly
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MessageSujet: Re: Emmy Campbell ► Ils voletaient, voletaient lentement. [Terminé]   Mer 22 Juil 2015 - 14:41

Je vois plus clair XD C'est mieux avec les tournures, l'orthographe est bon et pour le contexte c'est bon également, je te valide ^^





“VAZY WESH T'ES VALIDÉ(E) ! ”
Ça y est, t’es validé(e) ! Félicitations ! Nous sommes heureux de t’accueillir parmi nous, en espérant que tu t'y sentes bien.

Tu peux dès à présent faire une demande de RP, d’adoption (hybrides ou maîtres), d'habitationou encore de lieu de travail. N'oublies pas de faire une demande de RP ~

N’hésites pas à poster une fiche de liens pour te lier aux autres personnages du forum ou encore à passer sur la ChatBox pour te familiariser avec les autres.

Par contre, n’oublies surtout pas de remplir ta fiche de personnage, de rajouter le lien de ta fiche et d’aller te recenser sur les différents sujets : avatars / groupes / race.

A la moindre question, n’hésites pas à envoyer un MP à un membre du staff qui sera là pour éclairer ta lanterne.







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