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 "Hi. I'm Trouble. I heard you were looking for me."

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AuteurMessage
Sasha Aizkibel
Messages : 23
Disponibilités : 5/7

Feuille du perso
Race: Corbeau
Age: 23 ans
Double/Triple compte:
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Hybride Rebelle F

MessageSujet: "Hi. I'm Trouble. I heard you were looking for me."   Jeu 2 Avr 2015 - 23:03





“Fiche d'identité”
Nom : Aizkibel (prononcé “Esquivel”)
Prénom :  Sasha
Surnom : Comme vous voulez. Certains l’appellent “Doc”, certain l’appellent “Sha”, certains l’appellent par son nom de famille. Faites comme vous préférez, ça lui est égal.
Age :  23 ans
Sexe : Féminin
Orientation Sexuelle : Bisexuelle. Bien que son caractère bien trempé ait souvent tendance à rebuter ces messieurs
Statut Social (argent): Pauvre (avec "quelques ressources à côté”, comme elle dit)
Métier  : “Médecin” clandestin/étudiante à ses heures perdues
Race : Corbeau
Groupe : Protecteur si c’est possible ?
Origine(s) & nationalité(s) : Française, origines basques


“Et toi ?”
Ton surnom / puff ? Dana
Ton avatar, c'est : Uryuu Minene de Mirai Nikki
Comment as-tu découvert le forum ? Google
Tu le trouves comment ? Tu as des idées pour l'améliorer ? C'est joli, j’aime bien les couleurs :3
T'es le DC de quelqu'un ? Nope
Tes disponibilités ? Y’a peu de chances que je me connecte les lundis et vendredis mais sinon je serais là le plus souvent possible. Donc j'dirais 5/7

Code du règlement : Validé


“Physique”
Petite. Toute petite. Elle atteint à peine le mètre 60 et, même si elle ne l’avouerait jamais, se trouve être quelque peu complexée par sa taille. Niveau poids, elle ne doit pas faire plus de cinquante kilo tout mouillés. Oh, mais n’allez pas croire qu’elle est sans défense. Loin de là. Son corps fin et athlétique est le résultat de nombreuses séances d’abdos, de self défense ou que sais-je. Elle sait que son corps est quelque chose qu’on doit entretenir (vous savez, repas équilibrés, sport régulier… Elle est “médecin” tout de même) et s’en donne donc à coeur joie de ce côté là, parce que le sport ça défoule. Tout cela donne une silhouette svelte et athlétique mais aux courbes peu mises en valeurs.

Sasha a les cheveux sombres, d’un noir tirant sur le violet, les yeux de la même couleur, la peau légèrement mate, le genre qui prend facilement le soleil et le prend bien. Son corps à quelques petites cicatrices ici et là. Rien de bien voyant. Rien de bien important. Des mauvais souvenirs, rien de plus. La blessure la plus voyante, de toute façon, ça sera toujours son oeil. Elle a toujours ses deux yeux dans le crâne mais l’un ne fonctionne plus. Elle met un bandeau souvent, car son oeil aveugle semble mort et vide ce qui à le don de mettre ses interlocuteurs mal à l’aise. Oh, et ne lui demandez pas comment elle s’est fait ça. Elle baratinerait.

Ses cheveux sont longs, épais, ondulés. Le genre que, si t’essaies de les démêler à un autre moment que celui ou tu viens de finir ton shampoing, perdent leurs boucles et s’électrifient. Le genre qui semblent doués d’une volonté propre et d’une complexité psychologique insaisissable et qui, selon leurs bon vouloir, se transformeront en boucles magnifiques un beau jour alors que la veille ils frisottaient et étaient plus rêche que du fil de fer. Le genre qui “wah ! Ils seraient tellement magnifique si tu les entretenais” alors que bon, elle, elle essaie de mener une révolution et de sauver des vies, elle n’a pas vraiment le temps de se préoccuper de sa tignasse.

Le style vestimentaire de la jeune fille est pratique. Militaire. Pantalons généralement trop grand, kaki ou en jeans, souvent troués ou qu’importe. Des rangers noirs usées et mal cirées. Généralement un débardeur parce qu’elle est plus à l’aise les bras nus et puis quand il fait trop froid ou qu’elle doit cacher ses ailes, une veste, un pull, un sweat, tout ce qui lui tombe sous la main. Elle s’en fout un peu de son style de toute manière. Elle privilégie tout ce qui est confortable. Cela ne veut pas dire qu'elle n'aime pas porter de jolis vêtements. Juste qu'elle n'a pas souvent la motivation de "bien" s'habiller. Force est d’avouer, tout de même, qu’elle n’est qu’une demoiselle comme les autres, et que donc, elle a, elle aussi, ses petits accessoires qu’elle ne quitte que rarement quand elle passe d’une tenue à l’autre et qui la caractérisent entièrement. Vous savez, de nombreuses filles (ou garçons ou qu’importe) sont comme ça et s’attachent à des petits accessoire décoratifs et frivoles. Ça peut être un bracelet pour certains, un piercing pour d’autres, une paire de lunette de soleil. Certains ont des bijoux, d’autres ont des tatouages. Elle, elle a un revolver à la ceinture et un couteau dans la botte (bon… le revolver dans la ceinture, pas tout les jours quand même. Manquerait plus qu’elle se fasse chopper pour détention d’arme illégale.).

En ce qui concerne les attributs hybrides de Sasha, elle a juste des ailes noires dans le dos. Mais généralement cachés par sa masse de cheveux et ses vêtements. Plutôt petites. Pas le genre avec lesquelles tu peux voler.


“Caractère”
Sasha parle fort et d'une voix claire. Son langage n'est pas très châtré pour une dame et les milieux dans lesquelles elle a grandit font qu'elle à tendance à reprendre l'accent typique des banlieusards lorsque soumise à une émotion forte. À cause de cette particularité et de son style brute de décoffrage, on ne la prend pas souvent au sérieux, quand on ne la prend pas franchement pour une racaille ou une idiote. Mais, eh, la demoiselle est bac + 5. Pas mal pour une hybride qui vient des cités ! Pas vrai ? Qu'est ce que ça nous démontre ? Cela démontre un caractère déterminé et avide d'apprendre. La demoiselle est en fait loin d'être idiote. Alors non, s'il vous plaît. Elle n'est pas forcément beaucoup plus intelligente que la moyenne, mais elle n'est pas stupide. Par contre, oui. Elle est directe. Et oui, il lui arrive d'agir avant de réfléchir. Ou même de réfléchir, trouver l'idée stupide, et la tenter tout de même (vous savez, juste pour la gloire ou parce qu’elle considère qu’elle n’a rien à perdre). Mais ça, c'est uniquement parce qu'elle est trop sentimentale. Mais elle ne l'avouera jamais. Nous vivons dans un monde de requins. Et dans la course à la survie, la compassion et les sentiments sont loin d'être des qualités. Alors elle est comme ça, arborant une façade : bourrue, dure en affaire, sans peur, prête à tout, féroce. Et même si son intérieur abrite un soupçon de romantisme qu’elle tente de dissimuler coûte que coûte ne vous attendez pas à la voir parler du passé ou de ses ressentis. C’est le genre de personne “constipée des sentiments” qui n’avouera jamais qu’elle à pleurée devant Titanic, qui ne dit jamais quand elle est se sent seule, ni quand elle à besoin d’aide.

Voilà. Maladroite dans les sentiments. Et pas que dans les sentiments d’ailleurs. Maladroite tout court. Et pas maladroite mignonne style la jeune fille en fleur qui va casser une assiette en faisant la vaisselle puis va venir vous demander pardon en rougissant. Non, je vous parle des maladroits chiants. Ceux qui vous bousculent alors que vous transporter une pile énorme de dossiers que vous avez passer des heures à trier, qui renversent leur café sur vous, vous bousculent parce qu’ils sont incapable de marcher droit., ou commette une maladresse quelconque et croient la réparer en jurant copieusement et bruyamment. Je vous parle des empotés qui ne savent rien faire de leurs dix doigts, ont deux mains gauches, et ne s’en cachent pas. A part ça, Sasha est sarcastique, cynique A croire que tout la fait chier. En fait, c’est plutôt qu’elle en à rien à foutre. Rien à foutre que vous la trouviez trop extrême, stupide, bornée ou insupportable. Elle n’est pas là pour se faire apprécier, ni pour faire dans le politiquement correct. Elle est tête brûlée, passionnée, et bornée à l’extrême. Ne laissez pas son sarcasme, son attitude désinvolte et ses discours “j’m’en fous si je prends des risques : j’ai rien à perdre” vous tromper sur ce point là. Et si jamais elle a décidé qu’elle obtiendrait quelque chose, faites lui confiance. Elle l’obtiendra. Il en faut beaucoup pour réellement l’énerver. Mais si vous l’énervez… Ouh. Courrez. C’est le genre de personne qui n’hésite pas à communiquer avec ses poings, quitte à le regretter sévèrement par la suite. Et non, votre menace de porter plainte ne va pas l’empêcher le moins du monde de vous fracasser le nez ni de vous défoncer le crâne à coups de pelle. Comme ça, au moins, vous aurez une bonne raison d’aller vous plaindre.  

Malgré ses qualités intuitives, Sasha est le genre de personne qui commettrait les actes les plus improbables et les plus stupides juste sous le coup de l’émotion, ou pour se prouver qu’elle peut le faire. Et n’essayez même pas de la raisonner. Parce que, si vous lui dites “blanc”, elle vous répondra “noir”, si vous lui donner un conseil, un ordre, la moindre petite suggestion, elle s’empressera d’aller faire le contraire. Elle justifie ça par le fait qu’elle a “un problème avec l’autorité”. La vérité c’est que même dans le cas où elle vous demande sincèrement votre avis et où vous lui donnez, elle vous dira “En fait non, peut-être pas.” Et fera l’extrême opposé. Parce qu’elle est chiante à ce point. Et même plus. Et n’allez pas croire que c’est le genre de personne qui ne rit jamais. Elle rit beaucoup. Bon, parfois c’est un rire jaune, je vous l’accorde. Mais elle rit. Elle fais de l’humour parfois, même. Mais, dans ces cas là, il y a de grande chances pour que les paroles qui sortent de sa bouche soient un très mauvais jeu de mot, ou juste une blague de cul de très mauvais goût. J’ai dit qu’elle était “plutôt intelligente”. Mais ça ne veut pas dire qu’elle ne peut pas agir comme une idiote finie.

Niveau stabilité émotionnelle, tout ça, j’imagine qu’elle a l’air plutôt “normale” maintenant. Des petits accès de folie par ci par là mais, franchement, qui n’en a pas ? Et puis, à part être vaguement chiante, elle ne semble pas bien menaçante. Vous avez le choix de croire à cette façade de petite hybride rebelle endurcie mais avec un cœur d’or, maladroite, qui fait ses petites affaires illégales de petite rebelle dans son coin sans trop perturber les gens, un peu bruyante sur le sujet des hybrides mais pas bien dangereuse. Ou vous avez le choix d’avoir un instinct de survie et, pour votre propre bien, de vous méfier. Vous la voyez comme une petite racaille, une petite frappe qui se fera sans doute bouffer par la rue ou attraper par les autorités avant de devenir une quelconque menace. Vous vous foutez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude parce que la demoiselle est une bombe à retardement. J’ai dis “passionnée”. Elle est prête à tout pour que ses camarades hybrides vivent un jour libre. Mais quand je dis “tout”, c’est “tout”. “Go big or go home”, comme ils disent. Prête à donner sa vie, ou celle des autres. Prête aux pires actes. A la barbarie la plus totale. Au massacre. Prête à se salir les mains jusqu’aux coudes. Parce qu’elle n’a plus rien à perdre et qu’elle est en colère. Terriblement en colère. Donc elle rétablira la justice. Et, pour ça, elle utilisera tout les moyens qui seront nécessaires

“Raconte nous ton histoire ! ”
Quand Sasha essaie de se remémorer le visage de ses parents, rien ne lui viens. Un ton dans la voix, une odeur, la chaleur d'une étreinte... Mais pas plus. Pourtant, elle avait six ans lorsqu'elle fut arrachée à eux. Mais rien. Elle ne sait plus où il vivait, comment ils survivaient... Rien. Pas de souvenir d'avant. Après, en revanche... Elle était né de parents hybrides et rebelles, quelque part dans le sud de la France. Finalement, au bout d'un moment, ils furent repérés par les autorités, arrêtés et séparés. Elle ne sait pas su jamais ce qui advint de ses parents. Et cela serait sans doute inutile de tenter de retrouver leur trace après tant de temps. La seule certitude qu'elle a, c'était qu'elle avait six ans à l'époque, et qu'elle n'avait jamais connu que la liberté. Ils avaient voulu la mettre dans une animalerie. Mais elle avait résisté. Elle était sauvage, féroce, intenable. Elle ne comprenait pas la situation, mais elle n'eut qu'un réflexe. Lutter de toute ses forces.

Oh, bien sûr elle n'était pas la seule enfant née libre puis rappelée à l'esclavage. Son cas était loin d'être à part, et encore plus loin d'être inconnu à tous ces gens chargés de faire marcher les hybrides au pas. Alors ils l'avaient envoyé dans un centre pour l'"éduquer". La dresser. Éradiquer toute résistance en elle. Situé du côté de Marseille, un tas de gamins hybrides trop jeunes et trop sauvages pour être vendus étaient envoyés là-bas. Les plus solides s'adaptaient, changeaient d'état d'esprit et étaient finalement remis sur le marché. Les plus faibles mourraient. De maladie ou de mauvais traitement. Les autres survivaient comme ils le pouvaient. La résistance de Sasha n'avait étonné personne. Ils résistaient tous au début. Question d'instinct. Avec ses cheveux trop longs qui lui tombait dans les yeux, et son corps couvert de bleus, elle hurlait, entrait dans des colères dévastatrices. La première chose qu'ils firent furent les lui couper, ses beaux cheveux. Mais elle résistait toujours. Évidemment. Insolence, dissidence, tentatives d'évasion. Au fil des mois, sa révolte, au lieu de se réduire, s'intensifiait. Chaque fois qu’ils pensaient la faire taire, ils la rendaient plus forte. Les punitions étaient dures, mais se retrouver ensuite dans le réfectoire crasseux du centre, entourée des autres gamins, qui grâce à elle reprenaient espoir, s'endurcissaient, qui l'admiraient, lui adressaient des clins d’oeil complices, venaient lui effleurer l'épaule en signe d'encouragement, était la meilleure des récompenses. Cela lui donnait un sentiment d'accomplissement, exactement le genre de sentiment que le éducateurs tentaient de réprimer. Sasha essaya de s'échapper encore de nombreuses fois. Chaque fois ils la punissaient plus durement. Cela ne la rendit que plus en colère.

Les éducateurs avaient une solution pour calmer tout les petits teigneux qui n’acceptaient pas l’autorité. Pour les rendre calmes, malléables, obéissants. Ils passèrent aux médicaments, aux sédatifs et autres drogues. La camisole chimique marcha pendant un temps. Sasha était apathique, détachée. Elle semblait enfin dressée. Mais quelque part, au fond de sa petite tête, elle savait que quelque chose n’allait pas. Elle savait qu’elle devait continuer à se battre, ne pas s’avouer vaincue. Ce fut dur mais entre deux moments de lucidité, elle parvint à élaborer un dernier plan pour s’enfuir. Son plan ultime. Et une nuit, elle partit. Une fois dehors, elle se rendit compte à quel point son geste avait été stupide. Elle avait dix ans, elle était hybride et elle ne connaissait personne. Il n’y avait aucun moyen qu’elle puisse s’en sortir seule. Bien sûr, elle fut capturé de nouveau moins d’une semaine plus tard. Les éducateurs étaient irrités par sa résistance. Et aussi, un peu impressionnés. Ils étaient face à un casse-tête. Elle était trop résistante pour mourir, trop tête brûlée pour obéir. Alors, ils décidèrent de changer de méthode une bonne fois pour toute. L'isolement. Les gamins les plus insolents étaient parfois envoyé là-bas pendant une à deux semaines. Elle écopa de six mois. Six mois, dans une cellule de six mètres carrés, quatre fois six heures par jours. Pas de contact avec l'extérieur. Pas de contact avec les autres enfants. Juste avec les éducateurs, trois fois par jours, lorsqu’ils lui apportaient son repas ou l’emmenaient à la salle de bain.. Ça à l'air tranquille dis comme ça. Mais en terme de dégâts psychologiques, cela valait bien n'importe quelle forme de torture. Elle était bien nourrie, bien hydratée, propre la plupart du temps, et en bonne santé. Et c'était ça le pire. Plus de médicament, plus de paroles, plus rien. Le vide. Seule avec sa conscience. Les premières jours, on s'ennuie juste. On essaie d'occuper son esprit comme on peut. On se souvient de comptines, de poèmes, de proverbes qu'on a appris. On essaie de s'inventer des histoires, de compter les tâches sur les murs, de fredonner. Après c'est plus dur. Après tout devient brouillard. On essaie de penser, et on y arrive pas. On essaie de se concentrer mais l'esprit s'évade constamment. Alors on dérive. On dors douze heures par jour. On mange à peine. On reste le regard vide, étendu sur la couchette. Après on entend des choses. Des échos. On a l'impression qu'on prononce ton nom. Notre sommeil est interrompu par des voix. On a l'impression qu'on va devenir fou. On gratte le mur. On se gratte soi. On se mutile. On a envie de pleurer mais on en est incapable. On perd le fil des heures, des jours, des semaines.

Cela devait faire environ quatre mois que Sasha était enfermé, quand un groupe de rebelles vinrent. Un miracle. Ils chassèrent les éducateurs, libérèrent les enfants et mirent le feu au centre. Finalement, ils la trouvèrent dans sa cellule de confinement et l'emmenèrent. Ils ne savaient pas trop quoi en faire. Qui a le temps de s'occuper d'enfants lorsque vos desseins sont de déclencher une révolution ? Ils la laissèrent à une jeune dame, une prostituée hybride qui se faisait passer pour humaine et à qui ils avaient rendu service autrefois, se faisant passée pour humaine, dans les quartiers mal famés de Marseille. Une "moins que rien", une laissée pour compte. Mais qui devait beaucoup à ce groupe d’hybrides rebelles, et qui accepta de s'occuper de Sasha. D'abord pour rendre service, ensuite, parce qu'entre hybrides, on s'entraide. Et finalement, parce qu'un jour, dans une autre vie,  elle avait eu un enfant qui était mort. Sasha avait dix ans.

Je vous l'ai dis. Quand Sasha essaie de se remémorer le visage de ses parents, rien ne lui viens. Mais quand elle essaie de se remémorer le visage de sa mère, c'est le visage de cette femme qui lui apparaît. Car elle fut comme une mère pour Sasha. D'abord, elle ne savait pas comment s'occuper d'une gamine qui avait tant souffert. Puis elles s'apprivoisèrent, apprirent à se connaître. Et Sasha finit par s'ouvrir. Lentement, récalcitrante. Mais elle s'ouvrit. Petit à petit, une complicité naquit entre la femme et la gamine. La femme essayait de sortir la gamine du désespoir et du traumatisme. Elle la sortait, lui acheter des jolis habits quand elle pouvait se le permettre, discutait avec elle, essayait de la comprendre, de la convaincre de se trouver une passion, un passe-temps... Elle décida de la faire passer pour humaine et de l’envoyer à l'école et, malgré que la gamine n'ait pas reçu un enseignement digne de ce nom pendant des années, elle révéla une soif d'apprendre déconcertante. Elle était méfiante et réservée envers ses camarades, mais elle voulait tout savoir. Elle lisait énormément et réfléchissait tout autant. La femme la considérait avec tendresse, tentait de l'ouvrir au monde, refusait que cette petite chose se retrouve cantonnée à la détresse et la misère toute sa vie. Elle lui transmit ses vues sur le monde. Avant de s'enfuir dans la nature et de devenir une prostituée, elle avait été esclave chez un intellectuel. Elle avait lu tout les livres de sa bibliothèque, s'était cultivée, et était ravi que Sasha suive sa voie. Elle était loin du cliché des prostitués au maquillage lourd et aux traits fatigués, à la voie cassée par le tabac et l'esprit endommagé par la drogue. En fait, peu de prostitués étaient dans cet état là, là où elle travaillait. Elle refusait d'être définie par sa profession, ni d’y trouver quoi que ce soit d'infamant, et faisait preuve d'un optimisme et d'une joie de vivre déconcertante. Elle fut une véritable inspiration pour Sasha. Elle lui enseigna la tolérance et à ne as haïr. À croire en la paix et en l'innocence. Elle lui apprit à être heureuse. À ne pas juger, personne, jamais. À respecter les autres. Et ce fut dans les taudis de Marseille, auprès d'une prostituée, que Sasha appris la signification du mot "humanité". Et elle finit par y croire, à toutes ces conneries sur l'amour et le pacifisme. Que les mots à eux seuls pouvaient changer le monde. Qu'il y avait une justice et que les hommes qui l'avaient fait souffrir seraient punis par le temps, le karma ou leurs propres consciences. Sasha y croyait. Dur comme fer. Ses cauchemars s'apaisèrent. Son tempérament aussi, au fil des années. Elle finit difficilement le lycée, mais sa soif de connaissance avait finalement eut raison de son retard scolaire pourtant considérable. Elle hésita à continuer ses études. Sa mère la convint de le faire.

Sasha s'inscrit dans une fac pourrie en médecine. Parce que les principes de sa mère avait eu raison d'elle et de sa rage. Ou parce qu'au fond d'elle, elle avait toujours été empathique et attentionnée. Elle voulait aider. Soigner les gens. À la fac, elle faisait partie du genre d'étudiant qui défendait des causes. Celle des hybrides bien sûr. Mais aussi celle des féministes, des handicapés, des membres de la communauté LGBT, bref, de tous ceux qui étaient de près ou de loin opprimés . Tout en faisant attention à ne pas se faire trop remarquée. À ne jamais être trop bruyante pour ne pas qu'on s'intéresse à elle de trop près. Ne pas éveiller l'attention, jamais. Finalement, de pétitions en projets pour la cause hybride, elle rencontra une petite bande d'hybride qui faisait partie d'un “réseau” qui ressemblait à une sorte de gang qui luttait pour les droits de leur semblables, dont certains membres se faisaient passés pour humains quand même, avec qui elle partageait un idéal. Elle les rejoignit avec enthousiasme. Sa mère se montra réservée quand à son engagement extrême, mais c'était seulement parce qu'elle ne craignait que sa fille ne s'attire des ennuis. Mais dans ce groupe, elle se fit les meilleurs amis qu'elle avait jamais eu. Sasha appris à être plus extravertie, à exposer ses sentiments. Ils faisaient des fêtes, buvaient, regardaient des films ensembles, finissaient dans les bras les uns des autres, pleurant de rire pour les choses les plus stupides. Puis, elle reçut ses premières missions du réseau. D'abord, c'était simple et bon enfant. On rédigeait des tracts pro-hybrides et on les distribuait. On créait des pétitions pour les conditions de vies des hybrides, pour obstruées les lois hybridophobes et on harcelait les gens dans la rue pour qu'ils les signent. Après, ça devint plus dangereux, mais tout aussi palpitant. On taguait des murs, on sabotait des lignes de radios pour diffusait des discours pro-hybrides. On sensibilisait de manière plus ou moins persuasive. Sasha, elle, devenait de plus en plus bruyante à la fac, où elle distribuait des tracts. Elle tentait de persuader les quelques "potes" qu'elle s'était fait que leurs vues sur les hybrides étaient biaisées. Au mieux on ne l'écoutait pas, on riait, on la considérait avec indulgence. Au pire, on l'insultait, lui crachait dessus, lui demandait si elle était fétichiste des hybrides. Elle était de plus en plus désespérée de faire un jour entendre ses vues, de changer l'humanité avec des discours. Certains lui disait simplement "qu'ils ne voulaient pas prendre partis entre hybrides et humains", qu'il ne voulait pas se mouiller. Le réseau, lui, devenait de plus en plus exigeant. Les missions devenaient de plus en plus dangereuses. Saboter des petits trucs, envoyer des lettres de menaces... Mais le réseau lui donnait une raison de se battre, une cause à défendre. Elle devint très proche de certains membres du réseau, eut de brèves histoires d'amours avec certains d'entre eux. C'est à peu près à ce moment là qu'elle découvrit sa bisexualité. À vingt et un ans. Elle ne s'était que peu intéressée à l'amour et à autrui avant. Elle se construit un petit groupe d'amis stable et solide. Ils étaient six et étaient toujours fourrés ensemble.

Puis il y eut l’évènement déclencheur, le truc, le détonateur qui fit que d’un coup, tout bascula. Un jour, un de ses amis du réseau qui se faisait passé pour humain fut démasqué, arrêté par les autorités et, dans l’arrestation, se fit tué. Pour Sasha, ce fut un cruel retour à la réalité. Voilà. C’était ça qui lui arriverait si un jour elle révélait à toute sa fac qu’elle n’était pas humaine, c’était ça qui arriverait si un jour elle se baladait les ailes à découvert dans la rues. A force de s’amuser avec ses amis, elle en avait presque oublié qu’elle prenait des risques, que rien de tout cela n’était un jeu, et que s’ils commettaient le moindre faux pas, les humains n’auraient aucune pitié pour eux. La mort, la servitude… Sasha en avait presque oublié à que cela l’attendait à la moindre imprudence. Et, de nouveau, elle ressentait la peur et la colère.

Et puis, il y eut LA mission. On la proposa à la meilleure amie de Sasha, qui avait toujours été plus violente et plus virulente qu'elle. En fait, les amis de Sasha avait toujours trouvé son pacifisme "touchant mais naïf". Et pendant longtemps, elle l’avait été. Mais plus maintenant. Le meurtre de son ami lui avait appris quelque chose. Sa meilleure amie accepta la mission. Mais elle demanda à tout le groupe de l'aider. Ils acceptèrent et, Sasha, entraînée par la masse, fit de même. Ils devaient faire sauter un labo' où les scientifiques isolaient des gênes animaux pour ensuite les envoyer à un autre labo' qui créait des espèces d'hybrides de plus en plus audacieuses. Le labo devait être vide, la mission rapide. Rien de bien méchant. Rien ne se déroula comme prévu, bien sûr. La labo n'était pas vide, et les personnes présentent à l'intérieur alertèrent les autorités qui se rendirent sur place. Mais pas assez vite pour empêcher la bombe d'exploser. Ce fut la merde absolue, le bordel. Les cinq amis tentèrent de fuir. Le premier fut abattu, le second disparu sans laisser de traces, le troisième fut attrapé, et la quatrième, la meilleure amie de Sasha, se fit sauter avec les hommes qui tentaient de l'attraper, prenant leurs vies avec la sienne.

Et Sasha resta seule. Dans les semaines qui suivirent, beaucoup d'hybrides furent arrêtés, soupçonnés d'appartenir au réseau. Elle ne savait pas ce qui l'horrifiait le plus. D'avoir tué, ou d'avoir vu ses amis mourir. Soudainement, toutes les horreurs qu'elles avaient subies puis occultées se rappelaient à elle. Elle faisait des cauchemars de nouveau, devenait paranoïaque. Mais malgré la terreur et l’écœurement viscérale qu'elle ressentait face à ce qu'elle avait fait, elle comprit. A force de faire des pétitions et de militer, elle avait vu toute l'ampleur de l'horreur que les humains faisaient subir à ses semblables. La mort de son ami quelques semaines plus tôt, et celle du reste de ses amis, maintenant, la motivait. Elle comprit que parfois, il ne fallait pas être effrayé par la violence. Et elle voulait faire comprendre à ces humains, qu'à force de trop battre un chien, il finit par vous mordre. Elle ne prenait pas son pied dans la violence. Elle n'était pas une sadique. Loin de là. À la limite, cela lui faisait horreur. Mais c'était la seule solution. Il n'y avait juste pas d'autre moyen. Pas de compromis à faire. Les victimes de toutes les violences, tous les meurtres, tous les viols, toutes les familles déchirées méritait une justice. Elle n'était pas assez lâche pour avoir peur de se salir les mains jusqu'aux coudes et se venger de ses oppresseurs. Les hybrides n’allaient pas gagnés des droits avec des bonnes actions, des beaux discours, ni même avec de la morale, mais en agissant. Alors les actes de violence cessèrent totalement de la répugner. Sasha continua à accepter des missions du réseau. Maintenant, ces missions avaient moins d’ampleur et de panache, mais étaient tout aussi illégales. Chaque fois, elle s’exécutait avec une joie jubilatoire. Bien sûr, elle savait que ce qu’elle faisait n’était “pas bien”, qu'elle n'était pas une sainte. Elle savait que l'existence qui l'attendait allait être sombre, solitaire, et qu'elle ne mourrait certainement pas de manière paisible. Mais elle savait également qu'elle ne serait pas satisfaite tant que le dernier esclavagiste ne rendrait pas son dernier soupir. Ce n'était pas une rage aveugle, dévastatrice et destructrice qu'elle ressentait. Mais une colère froide. Dur comme la justice. Lucide. Elle se désintéressa petit à petit de ses études, et rata presque sa quatrième année de fac. Elle eut tout de même son année, mais l’université avait cessé d’être vraiment intéressante à ses yeux. A la place, elle se consacrait à soigner les hybrides rebelles blessés par des humains, les dociles en fuite maltraités qui avaient besoin de soin, et, parfois, parce que c'était eux qui payaient le mieux, des humains, des criminels, des marginaux. Les affaires marchaient bien. Sasha s’éloigna peu à peu de sa mère. Elle refusait de lui dire quoi que ce soit sur son implication dans la vague d’actes violents à laquelle la ville faisait face. Elle savait que sa mère désapprouverait, serait déçue, la haïrait peut-être, et, sûrement, serait détruite. Et elle refusait de lui faire subir cela et de lui causer de la peine. Ainsi, pour ces raisons et par peur de la mettre en danger, elle décida de ne plus la contacter. Elle vécut un an ainsi. Jusqu'à ce que ces actions deviennent suffisamment violentes pour que Marseille devienne dangereuse pour elle. Sasha, et le réseau, tombèrent d'accord sur le fait qu'il fallait qu'elle prenne des "vacances". Deux, trois ans peut-être. Alors elle demanda un transfert d’université et se dirigea vers la capitale. Elle savait que son petit gang de terroristes en herbe n'agissait que du côté de Marseille où il était aisé pour les gangs et autres mafieux de prospérer et de s'armer. Paris avait sans doute ses propres rebelles. Ou pas. Si oui, elle leur proposerait gracieusement son aide, si non, elle se débrouillerait seule, et il y' aurait, de toute façon, toujours des hybrides ayant besoin de soins médicaux. C'est dans cet état d'esprit qu'elle monta vers la capitale.

Six mois plus tard, son nom est connu dans les recoin mal famés de Paris. Les hybrides rebelles en manque de soin se murmurent son nom et adresse dans les ruelles sombres de Paris et viennent la voir en secret. Sasha a acquis la protection de certains individus douteux qui savent combien un ami médecin qui ne pose pas de question est utile. Elle a ses entrées et ses contacts au marché noir, que cela soit pour récupérer des antibiotiques et autre traitement médicamenteux, ou des armes. Pour l'instant, les choses se présentent bien.


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MessageSujet: Re: "Hi. I'm Trouble. I heard you were looking for me."   Jeu 2 Avr 2015 - 23:06

Bienvenue ^^ Alors tu peux être protecteurs mais faut quand même avoir un peu d'argent mais Protecteur c'est la couleur, tu as aussi un rang, du coup tu es aussi soit hybride docile/neutre ou rebelle ^^


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MessageSujet: Re: "Hi. I'm Trouble. I heard you were looking for me."   Jeu 2 Avr 2015 - 23:13

Oh okay, désolée ^^ ! Hybride rebelle pour le rang du coup.


“I came into this world screaming and covered in someone else’s blood. I’m not afraid of leaving it the same way.”
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Mélody
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Hybride de : Mads
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Feuille du perso
Race: Neko
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@ Neko Kawai

MessageSujet: Re: "Hi. I'm Trouble. I heard you were looking for me."   Jeu 2 Avr 2015 - 23:21

Sinon tout me va, je te valide !





“VAZY WESH T'ES VALIDÉ(E) ! ”
Ça y est, t’es validé(e) ! Félicitations ! Nous sommes heureux de t’accueillir parmi nous, en espérant que tu t'y sentes bien.

Tu peux dès à présent faire une demande de RP, d’adoption (hybrides ou maîtres), d'habitationou encore de lieu de travail. N'oublies pas de faire une demande de RP ~

N’hésites pas à poster une fiche de liens pour te lier aux autres personnages du forum ou encore à passer sur la ChatBox pour te familiariser avec les autres.

Par contre, n’oublies surtout pas de remplir ta fiche de personnage, de rajouter le lien de ta fiche et d’aller te recenser sur les différents sujets : avatars / groupes / race.

A la moindre question, n’hésites pas à envoyer un MP à un membre du staff qui sera là pour éclairer ta lanterne.




#009900 Miaw


Merci Pride, Lou, Free, Yuka, Kanami et Dewey !:
 
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MessageSujet: Re: "Hi. I'm Trouble. I heard you were looking for me."   

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"Hi. I'm Trouble. I heard you were looking for me."

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